Photo illustration

Vikram Seepaul, Gilbert Emmanuel Boivin et Juglaul Gowreesunkur ont comparu devant les Assises dans le cadre du procès qui leur est intenté pour le meurtre de Jaylall Seemunto, un sexagénaire connu comme un ‘guérisseur’, le 8 avril 2005. Vikram Sepaul et Gilbert Emmanuel Boivin répondent d’une accusation d’assassinat devant les Assises alors que Juglaul Gowreesunkur est accusé d’entente délictueuse.

Le procès des trois accusés, fixé du 10 au 19 février 2020, se tiendra devant le juge Benjamin Marie Joseph. L’origine de ce drame : le fait que l’accusé Vikram Seepaul n’était pas satisfait des services du ‘guérisseur’ et avait ainsi décidé de lui tendre un piège. Vikram Seepaul avait payé une somme de Rs 10 000 à la victime pour « fer enn travay » pour son couple qui battait de l’aile. Toutefois, les rites pratiqués par le guérisseur n’avaient pas eu le résultat escompté pour Vikram Seepaul, qui avait alors décidé de se venger.

Il avait ainsi approché Juglaul Gowreesunkur pour tendre un piège à la victime et avait fait appel à Gilbert Boivin pour l’accompagner. Ils avaient alors concocté un plan pour se retrouver en face du ‘guérisseur’. Le rendez-vous est pris avec le guérisseur au cimetière de Bois-Marchand. Juglaul Gowreesunkur avait approché le ‘guérisseur’ pour se faire soigner d’un mal au ventre. Il s’était présenté à Jaylall Seemunto au cimetière de Bois-Marchand. La victime avait allumé une bougie pour commencer les rites. Et c’est à ce moment précis que Seepaul et Boivin, encagoulés, avaient surgi.

Les deux hommes avaient sauvagement agressé le ‘guérisseur’ à coups de barre de fer, le laissant pour mort dans une mare de sang. L’aide du guérisseur, un adolescent de 16 ans, présent sur les lieux, avait pris son téléphone pour alerter ses proches. La police de Terre-Rouge et le SAMU avaient été mandés au cimetière. Jaylall Seemunto avait été conduit d’urgence à l’hôpital du Nord, où il avait rendu l’âme à l’unité des soins intensifs. Dans la soirée, Vikram Seepaul, activement recherché par la CID, s’était constitué prisonnier.