Depuis le début de la semaine, la possibilité d’une relance de l’enquête du Central CID sur le Ponzi Scheme avec des préjudices de plus de Rs 1 milliard est évoquée avec persistance. La raison est que, selon toute probabilité, la Police Welfare Association (PWA) aurait pu être une victime de la compagnie d’investissements fictifs Sunkai Co Ltd, avec, pour principale promotrice, Bhimla Ramloll, alias Mme Kaba. Le montant des placements effectés par ce fonds de secours, alimenté par des contributions des membres de la force policière, est estimé, de sources officieuses, à Rs 100 millions.
Les recoupements d’informations effectués de sources concordantes depuis le début de la semaine indiquent que le sergent Sanjeev Bhoojawon, actuellement interdit de ses fonctions et qui mène un combat sans relâche contre le comité de direction de la PWA, consigne une déposition en ce sens au Central CID. En principe, cet exercice devra être complété en cours d’après-midi avec les responsables de l’enquête décidant de la marche à suivre sur la base des détails fournis par le sergent.
Sanjeev Bhoojawon allègue que, selon des dossiers en sa possession, la PWA aurait effectué des investissements de Rs 100 millions au sein du Ponzi Scheme élaboré par Mme Kaba, qui a déjà été inculpée provisoirement. Il aurait mis à la disposition du Central CID des pistes en vue de rouvrir et de réorienter l’enquête sur ce scandale financier. Ainsi, le nom d’un officier de police, agissant en tant que Cavasser officiel de la Sunkai Co Ltd, a été cité comme une éventuel Star Witness pour faire la lumière sur les circonstances et les conditions dans lesquelles la PWA a été amenée à investir dans le Ponzi Scheme de Mme Kaba. Cet officier a déjà été inculpé provisoirement dans le précédent volet de cette même enquête, initiée depuis mars dernier.
Toutefois, la première difficulté reste de confirmer le montant de ces Rs 100 millions, évoqué par le sergent Bhoojawon. Jusqu’ici, la bataille contre le comité de direction de la PWA demeure l’accès aux livres de comptes et autres documents portant sur les transactions opérées. Le sergent Bhoojawon souligne qu’au cours de ces cinq dernières années, au moins depuis 2010, les comptes de la PWA n’auraient pas été audités formellement et soumis au Registrar, comme prévu par la loi.
Pour contourner cet obstacle, le Central CID étudie l’option de solliciter un Judge’s Order de la Cour suprême pour engager un “Money Trail” sur les mouvements de fonds au sein de la PWA et pour obtenir confirmation au sujet de la véracité de ces placements de Rs 100 millions. En cas de confirmation de cette décision, une nouvelle étape sera franchie dans le combat des membres de la force policière, tentant de mieux comprendre la gestion de leurs cotisations.
Le facteur, qui a précipité les événements depuis le début de cette semaine avec la déposition du sergent Bhoojawon contre le comité de direction de la PWA, a été l’assemblée générale de dimanche dernier. Cette réunion des membres de la PWA a été houleuse et a pris fin dans le chaos avant que l’agenda du jour ne soit épuisé.
« Jusqu’au moment crucial de la réunion, soit quand il devait être question de tenir de nouvelles élections, des désordres télécommandés et prémédités avaient éclaté, présentant aux membres du comité un prétexte en or pour fermer l’assemblée générale en catastrophe. Nous nous demandons pourquoi ce scénario ? Pourquoi ont-ils peur d’organiser des élections au sein de la PWA dans la transparence ? Nous préférons attendre les premières conclusions de l’enquête du central CID sur les Rs 100 millions alléguées pour en savoir plus », a déclaré le sergent Bhoojawon, qui prévoit d’animer demain un point de presse sur la situation prévalant au sein de la PWA.