Avec l’arrestation des deux meurtriers présumés — Samuel Chowrimootoo, âgé de 18 ans, chômeur, et Saoud Sheikh Mohammad, 19, tous deux des habitants de Plaisance, à Stanley — dans l’agression mortelle d’Aslam Mustapha, les limiers de la CID de la Central Division ont procédé hier après-midi à une reconstitution des faits sous haute tension. D’importantes mesures de sécurité ont été déployées très tôt hier matin en vue d’éviter tout dérapage de la part des membres du public et des proches de la victime très remontés contre les auteurs de ce crime.
Cet exercice formel sous la supervision du chef enquêteur et assistant surintendant de police Daniel Monvoisin s’est déroulé en deux étapes. Dans un premier temps, les deux aide-chauffeurs, qui se trouvaient en compagnie de la victime, Alain Nayna, 50 ans, et Marcellino Moder, 54 ans, à bord du camion immatriculé 6582 ZN 97, ont indiqué aux policiers l’endroit où s’était arrêté le véhicule et le parcours emprunté par Aslam Mustapha samedi dernier.
Vers les 14 heures, samedi, la victime avait reçu un appel téléphonique pour un travail. Sur ce, Aslam Mustapha avait pris son camion avec les deux employés pour se rendre à la rue Captain Bruce à Rose-Hill. Suivant les instructions reçues au téléphone, il s’est dirigé seul dans un terrain en friche pour aller à la rencontre de ses contacts.
Aslam Mustapha ne devait toutefois pas revenir de ce rendez-vous. Après une demi-heure d’attente, les deux aide-chauffeurs devaient donner l’alerte. Mais les recherches entreprises par la police ne devaient rien donner samedi. Pourtant, dans la journée de dimanche, le cadavre de la victime avec au moins cinq profondes entailles au cou a été découvert au même endroit et sous des branchages.
Au moment de leur arrestation, les suspects Chowrimootoo et Mohammad sont passés aux aveux et ont confirmé qu’ils avaient agressé Aslam Mustapha parce qu’ils savaient qu’il y avait une forte somme d’argent sur lui : Rs 9 700. L’un des deux agresseurs a déjà travaillé pour le compte de la victime.
Quand les deux meurtriers allégués se sont présentés sur les lieux du crime, des proches de la victime, qui laisse derrière lui deux enfants en bas âge, n’ont pu se retenir et les policiers ont eu fort à faire pour contenir la colère de la foule.