Après Saleem Beebeejaun, ancien Chief Executive Officer et Chairman de BAI Co (Mtius) Ltd., une autre proche de la famille Rawat est dans le viseur du Central CID. Son nom a surgi dans des documents notariaux saisis par les limiers du Central CID sous la supervision de l’assistant commissaire de police Heman Jangi dans le volet de l’enquête sur les appartements de luxe de Diplomat Garden à Floreal avec la société Greensboro en filigrane.
Les dernières vérifications sont actuellement en cours avant qu’un mandat d’arrêt ne soit émis contre cette nouvelle suspecte. Entre-temps, le Chief Operating Officer de BAI Seemadree Rajanah, qui a connu une longue période d’accalmie, a repris le chemin du QG du Central CID jeudi dernier pour la reprise de son interrogatoire under warning sur son rôle dans le détournement de Rs 23 milliards de Super Cash Back Gold avec Dawood Rawat comme principal bénéficiaire.
Le document compromettant pour cette proche au-dessus de tout soupçon du clan Rawat porte sur les activités de la société Grand-Mère. Cette dernière est en première ligne avec Greensboro sur le layering du détournement et du blanchiment de fonds du groupe BAI dans la construction de 20 appartements dans le quartier chic de Floréal. Une première somme de Rs 315 millions avait été détournée de la caisse du groupe BAI et versée sur les comptes de la société Grand-Mère. Par la suite, ces mêmes fonds furent transférés à la firme de construction Ireko pour le démarrage du chantier de Diplomat Garden.
Une fois les 20 appartements construits, trois d’entre eux furent vendus à des tierces parties et les 17 autres demeurant sous le contrôle des filles du Chairman Emeritus de BAI, Dawood Rawat, sous un réseau de sociétés, dont les Rishi Sookdawoor et Rajanah Seemadree détiennent les secrets. Ces 17 appartements ont déjà fait l’objet de saisie conservatoire de la part des anciens Special Administrators de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities, Mushtaq Oosman et Yogesh Basgheet, en vue de recouvrer des réclamations de R 411 millions.
 À ce stade, les limiers du Central CID sont dans l’attente des dernières informations du notaire des Rawat sur la société Grand-Mère et de sa principale actionnaire avant d’engager des procédures pour l’interpellation de cette dernière en vue de sa mise en examen au criminel. Cette étape devrait s’annoncer aussi délicate que l’arrestation de Dawood Rawat avec sa nationalité française nouvellement découverte.
 De son côté, Seemadree Rajanah pourrait avoir moins de chance lors des deux prochaines séances d’interrogatoire fixées à cette semaine. Après un round d’observation jeudi dernier, il sera confronté à des aspects troublants de son implication dans le BAI Mega-Financial Scam, notamment après les découverts bancaires de Rs 3,6 milliards avancés part la banque BCBG le 31 décembre 2009 pour dissimuler la banqueroute du groupe BAI.
Les findings du Forensic Auditing entrepris par les spécialistes de nTan Corporate Advisory Pte Ltd devront également identifier Seemadree Rajanah comme un prime suspect dans le mécanisme de détournements de fonds, car les directives pour les retraits et les versements bancaires portent dans la majorité des cas sa signature.
Affaire à suivre…