Pire que dans sa forme originelle, le Criminal Appeal (amendment) Bill est, dans sa version corrigée circulée, jeudi, en contradiction avec ce que le gouvernement dit lui-même souhaiter”, a estimé, hier, Paul Bérenger, leader du MMM. Soulignant le fait qu’en matière de droits humains fondamentaux, il n’y a “rien de pire qu’une condamnation injuste”, Paul Bérenger, qui annonce que les discussions se poursuivent avec le gouvernement, insiste sur la nécessité de mettre en place un solide mécanisme susceptible de corriger ces éventuelles erreurs judiciaires. Par rapport à l’affaire de tentative alléguée de corruption impliquant notamment deux secrétaires de juge, le leader du MMM renouvelle sa demande pour une Commission d’enquête présidée par un juge du Privy Council en vue d’assainir la situation.
Le leader du MMM explique que, dans un premier temps, cette semaine, le gouvernement – par le biais, d’une part du Premier ministre, Navin Ramgoolam, et ,d’autre part, de l’Attorney General, Satish Faugoo – a laissé entendre, au courant de la semaine, qu’il était partant pour l’institution d’une Criminal Cases Review Commission. Ce qui, selon lui, aurait accordé une “réelle chance” aux condamnés de l’affaire l’Amicale ainsi qu’à tous ceux qui estiment avoir été injustement condamnés, de venir prouver leur innocence.
Paul Bérenger souligne que depuis l’institution d’une commission semblable en Grande-Bretagne en 1997 après le vote de la loi y relative deux ans plus tôt, 16,350 demandes de révision de condamnations ont été faites à ce jour. Il explique encore que sur les 498 cas que la Criminal Cases Review Commission britannique a jusqu’ici référé à la Cour d’appel, dans 341 cas, les condamnés ont été innocentés alors que 145 jugements de condamnation ont été maintenus.