Soudain, les corps s’élancent. Ils redeviennent sauvages, s’évadent dans la nature au milieu du vert de la prairie, de la poussière du désert. Ne reste que l’appel de la nature, cette envie de liberté, de sauter, de se rouler par terre, de se laisser porter par le naturel des choses. Loin, très loin des règles des écuries et des coups de cravache.
La bête est magnifique, somptueuse, puissante, robuste. La voilà qui s’impose dans toute sa splendeur dans un jeu d’ombres et de lumières; la sueur ruisselle sur ces corps musclés qui dansent dans une chorégraphie sans tabou. Un spectacle viril, sensuel. La liberté prend tout son sens dans cette chevauchée sauvage où les sabots cognent le plancher et où les corps se frottent sans pudeur avant de bondir dans tous les sens.
Crinière au vent se transforme en une vraie ode au cheval. Le nouveau spectacle de Stéphan Bongarçon – accompagné sur scène par Mathieu et Samuel Joseph – est puissant et beau. Les rares spectateurs qui l’ont vu durant le week-end au Théâtre Serge Constantin à Vacoas auront vécu un grand moment de danse.