L’urgence de préparer une réponse aux effets inévitables de la récession prolongée en Europe sur l’économie du pays sera au centre de la réunion des secteurs public et privé convoquée par le VPM et ministre des Finances, Xavier-Duval. Cette rencontre découle de la nécessité de recentrer les énergies vers l’économie, alors que les vents de la crise économique secouent les États Unis et l’Union européenne. Les préparatifs de cette rencontre devraient s’accélérer ce soir et demain matin avec le retour de l’état-major du secteur privé du Botswana ce soir. Le Premier ministre qui, lors des préparatifs de la visite officielle avait prévu de rentrer au pays aujourd’hui, a écourté son séjour. Il est rentré hier après-midi. Un premier contact entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Cader Sayed-Hossen, et les opérateurs économiques est prévu pour cet après-midi afin de passer en revue la situation dans les domaines commercial et industriel.
Dans les milieux du secteur privé ce matin, on estimait que l’humeur du secteur des affaires était morose tenant compte que l’économie avait été négligée au profit de la politique.
Commentant la situation pour Le Mauricien ce matin, Afsar A Ebrahim, Partner/International de l’International SAS, souligne que la crise résulte de la récession prolongée en Grande Bretagne et en Europe. Tout cela donnera lieu à une baisse des prix des commodités et des biens. Le prix du produit pétrolier a déjà enregistré une baisse pour atteindre 80 dollars le baril qui se traduit par une baisse de l’inflation importée. Cela constitue un signe positif.
La récession en Grande Bretagne et en Europe provoquera également une baisse de la demande de ces économies. Il en résultera alors une baisse de la demande pour nos produits et services. « There will be direct impact on demand for our textiles and for long-haul holidays. Demand that will arise from those economies will be certainly at lower costs, thereby affecting the yield of our exporters and hotel operators. The impact could be a contraction of demand in these two sectors where growth could significantly be curtailed. the GBP/Euro currencies in addition will be depressed, thereby adding a double blow to the export sectors. There is a potential risk of foreclosure, with job losses on the card, especially for highly leveraged companies », constate Afsar Ibrahim
M. Ibrahim estime que la situation économique aux États Unis aura très peu d’effet sur Maurice, nos exportations vers ce pays n’étant pas conséquentes. Mais la baisse du taux du dollar jouera en notre faveur, dit-il. Toutefois, la situation aux États Unis aura un effet sur l’Inde en raison de ses exportations de biens mais surtout de services, vers les USA. Cette situation pourrait alors affecter le secteur financier mauricien.
« The India Corporates profitability may suffer and India may have sluggish growth. This in turn would attract less foreign direct investments and therefore, less funds will be set up in the offshore sector. Therefore, less demand in offshore will result in slower growth in financial services sector », estime M. Ibrahim. « The crisis also affects stock market world wide as there is a flight to safety from equity to bond or to commodities like gold. the fund managers also exit emerging economies stock like Mauritius forcing massive sell off and if there is no matching demand, stock prices will fall », poursuit-il. La capacité du pays d’attirer les investissements étrangers sera affectée en raion du manque de visibilité tant sur le plan local qu’international. M Ibrahim prévoit également une baisse des valeurs immobilières. De plus, l’accès au crédit devient bien difficile pour les « borrowers whose credit profile is high risk ».