Le président du National Economic and Social Council Rada Sadien a procédé ce matin au lancement d’un rapport sur l’impact de la crise financière sur l’économie mauricienne. Il recommande une évaluation des résultats des “stimulus packages” introduits par le gouvernement. Il passe aussi en revue les fondamentaux de l’économie durant la période de crise et analyse les mesures prises par les autorités pour remédier à la situation. Il est aussi question de l’impact de la crise sur le chômage et ses implications sociales.
Le rapport fait une dizaine de recommandations à commencer par la nécessité d’une évaluation de l’impact des “stimulus packages”. Il recommande que les résultats de l’étude soient mis à la disposition du public. « Les leçons tirées seront d’une grande aide dans l’éventualité où des crises similaires surgissent à l’avenir », indique-t-il.
Le document souligne aussi la nécessité de diversifier les marchés d’exportation en dehors de la zone euro. Le marché africain a un potentiel prometteur. Cependant, l’amélioration de la connectivité, que ce soit la liaison maritime ou aérienne, doit être améliorée.
Le NESC recommande que Maurice mise sur sa réputation de stabilité, d’économie ouverte et ses systèmes régulatoires et légaux pour attirer les investissements directs étrangers. « The conditions for setting up business may also need to be improved. NESC also recommends that strong innovations be brought to the Small and Medium Enterprise (SME) sector. »
Une attention est aussi accordée à l’inadéquation entre la formation et l’emploi. « NESC notes that the crisis had the effect of dampening the labour market and checking new job creation affecting particularly youth employment and recommends that the issue of mismatch between job supply and job demand, as well as the issue of sustainable employment for the youth be urgently addressed. »
Au chapitre de l’industrie touristique, le NESC met l’accent sur la nécessité de faire un effort national pour trouver des solutions aux problèmes systémiques dans le secteur touristique. Il fait ainsi mention d’une ad hoc National Tourism Commission sur le modèle de la National Energy Commission « to listen to all parties and to create a consensus towards a mutually agreed and unified orientation and plan of action by the different stakeholders in the tourism and hotel sector ». Il suggère aussi une plus grande convergence entre les différentes parties prenantes et cite l’exemple de Dubayy où une approche intégrée est adoptée. Dans cet État, il y a une grande cohésion entre la compagnie aérienne nationale, les autorités touristiques, les établissements hôteliers et les secteurs commerciaux.
Le développement des produits autres que ceux basés sur le tourisme de plage et susceptibles d’intéresser les touristes non européens est aussi proposé. De même que « the cleanliness, hygiene, law and order aspects in the whole of the island earnestly need to be fully adressed ».