La répercussion de la faible croissance dans le secteur touristique se fait de plus en plus sentir. Les opérateurs de bateaux de plaisance se disent inquiets pour leur avenir, d’autant qu’ils doivent s’acquitter de certains frais même en l’absence de clients.
Sur la plage de Blue Bay, les skippers attendent pendant longtemps avant d’avoir un client pour la journée. La situation n’est pas différente ailleurs. Alors que par le passé, les touristes se pressaient pour des visites et autres activités en mer, tel n’est plus le cas aujourd’hui.
Sanjay est dans le métier depuis 11 ans. Il ne cache pas que les temps sont durs. « Aujourd’hui le client se fait rare, mais les dépenses sont les mêmes. » Il explique que malgré la situation de crise, il doit trouver de quoi payer les skippers qui travaillent avec lui, sans compter les différents permis d’opération.
Pour faire cette activité, il faut d’abord avoir le permis du bateau qui coûte Rs 5 000. On paye la même somme pour un permis commercial. Et si au cours de la visite en mer, on veut faire plonger les clients, il faut payer un activity permit, sans compter l’assurance des clients.
Ce qui pousse les opérateurs de bateaux de plaisance à dire que tous ces frais pèsent lourd dans la balance, particulièrement dans une situation économique difficile.
Dans ce domaine, on parle également, de plus en plus, de « concurrence déloyale. » Les plaisanciers de l’Est dénonçaient récemment ceux qui ne respectent pas leurs bases d’opération. Dans le Sud également, on parle de ceux qui viennent d’ailleurs pour la visite du parc marin, mais qui ne respecteraient pas les règles en vigueur. « Ils jettent l’ancre dans les endroits où il n’y a pas de bornes pour s’accrocher, alors que c’est interdit. Ce faisant, ils abîment les coraux qu’on peut encore admirer puisqu’à d’autres endroits, les coraux sont morts. »
Les opérateurs demandent ainsi aux autorités de faire le nécessaire pour placer des bornes à ces endroits, afin que le parc marin ne soit pas complètement détruit à cause de cette pratique.