Et revoilà la saison de cross-country. Elle prendra son envol à la fin du mois à Moka et durera à peine un mois sur cinq étapes qui se courront d’un trait, sauf imprévus, à une semaine d’intervalle jusqu’au samedi 27 février, date de la phase finale prévue à la colline Candos. Il n’y aura donc  pas de temps morts. Avis aux prétendents dont le champion en titre, Mohammad Dookun. Celui-ci rentre du Kenya aujourd’hui après cinq semaines de préparation intensive, a-t-on indiqué.  
Mohammad Dookun, 23 ans cette année, se présente désormais comme la nouvelle référence du cross et du demi-fond. Il a émergé au sein d’une nouvelle élite qui s’est formée dans le cross-country depuis le sacre de Nicolas Boissèque en 2012 (ligue-championnats), puis de Paramasiven Sammynaden en 2014, après l’intermède Jean-Luc Vilbrim, marathonien par définition, mais qui s’est avéré suprenant en raflant les titres de la ligue et de champion en 2009, 2011 et 2013.
Mais toujours est-il que les sacres successifs de Boissèque, Sammynaden et Dookun ont rétabli les faits en faveur des spécialistes du demi-fond et fond. Et à bien y voir, Dookun sera plus que jamais difficile à déloger, sauf surprise. Car cette présente ligue de cross ne devrait pas lui échapper. A l’inverse de l’an dernier, où il s’était rendu pendant presque deux mois au High Performance Training Centre de l’IAAF au Kenya, cette année, il a passé cinq semaines de préparation intensive sur les hauts plateaux dans la vallée du Rift, à Eldoret, au centre d’entraînement Kip Keino, véritable légende vivante du demi-fond et fond kenyan. A ce titre, il est bon de se rappeler que Keino, qui souffrait à l’époque de calculs biliaires, enleva d’abord la médaille d’argent au 5 000 m, puis le titre de champion olympique du 1 500 m en 1968 à Mexico… Quatre ans plus tard, il remporta le titre olympique du 3 000 m steeple et et l’argent au 1 500 m en 1972 à Munich.  
« Mohammad Dookun a effectué ce stage dans le cadre de sa préparation à la ligue de cross. Il va donc rentrer pour un mois pour s’aligner, puis il repartira au Kenya poursuivre un nouveau cycle de préparation de plusieurs semaines en vue du Meeting Intrenational de Maurice (2-3 avril au stade de Réduit) et pour se perfectionner en demi-fond», confie le président de l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA), Vivian Gungaram. Lui-même ancien coureur de demi-fond et de cross-country, il trouve que la présente édition de la ligue de cross mettra davantage en évidence les coureurs de fond et demi-fond, comme cela s’est vérifié depuis deux trois. « Par contre, les spécialistes du marathon ont aussi parallèlement amélioré leur niveau » constate-t-il.