Retour sur la Vital Cross-Country League. Si Mohammad Dookun et Fabienne St Louis ont été fraîchement couronnés champion et championne nationaux samedi à Candos lors de l’ultime étape, il n’en reste pas moins que cette phase finale a aussi permis à d’autres champions venant de Rodrigues et d’autres régions d’émerger, notamment dans le Challenge Vital de la ligue nationale.
Comme l’an dernier, ce challenge reste marqué en masculin par la course d’un seul homme, Mohammad Dookun. Auteur d’un sans-faute, il devance Christophe Mootoosamy et Nicolas Boissèque. Mais cette phase finale a été par contre fatidique chez les dames pour Prisca Manikion. Absente de la manche d’ouverture à Candos, mais victorieuse à St-Félix et à Quatre-Bornes (Collège du St Esprit), elle aura tout perdu en terminant quatrième samedi à Candos.
Les règlements étaient on ne peut plus clairs : en cas d’égalité de points entre les adversaires après trois manches, c’est leur classement à l’arrivée de la phase finale qui allait les départager. Et samedi, Aurélie Agathin est passée par là, privant Manikion du sacre. À égalité de points (6) après cette étape, Agathin a fini par faire la différence en s’arrachant sur la dernière partie de la course pour finir 3e devant Manikion.
C’est le moins qu’elle pouvait faire en « sachant que c’était très difficile de battre Fabienne St Louis et Antoinette Milazar car je ne suis pas encore prête. Peut-être à l’avenir. Il faut que je m’entraîne beaucoup plus. Mais j’attendais cette dernière sortie pour atteindre mon objectif qui était de conserver mon titre de championne de la ligue. Et j’ai réussi », avoue la coureuse de 20 ans. Elle va maintenant se tourner vers la piste. Objectifs : 5 000 m, mais surtout le 3 000 m steeple dont ce sera une tentative.     
Quant à Prisca Manikion, championne nationale sortante, elle avoue « n’avoir aucun regret », même si l’idée lui est venue durant la course de se rabattre sur le titre de la ligue en voyant St Louis hors d’atteinte. « Je n’ai pas pu soutenir le rythme qu’elle imposait. Quand elle m’a pris 50 m d’écart, j’ai voulu revenir, mais je suis passée dans une flaque d’eau qui m’a déconcentrée. C’était fini. J’ai alors eu envie d’arrêter, mais j’ai décidé de terminer pour la ligue. » Manikion se contente donc de la 2e place au classement.
Dans les autres catégories, ils ne sont que quatre avec Mohammad Dookun à être restés invaincus en quatre sorties. On retient les noms d’Anastasia Mars (poussines), Gopalen Ramasawmy et Angélica Natchoo (cadets/cadettes) ainsi que celui du vétéran Laval Marjolin. Bientôt 16 ans (26 mars),
Angélica Natchoo vient de Malacoff à L’Escalier, mais est licenciée à club de Chemin Grenier. C’est grâce à sa mère Nadia, qui est enseignante d’éducation physique au collège Lorette de Mahébourg, qu’elle s’est mise à la pratique du sport. « Elle m’a encouragée depuis que je suis en Form I et maintenant je suis en Form V. J’ai toujours aimé courir car j’aime bien l’ambiance qui règne au cross. Je pratique aussi le demi-fond, les 800 et 1 500 m », confie la jeune Sudiste.
Angélica Natchoo avait également signé le sans-faute chez les minimes, toujours au cross l’an dernier, « l’année où j’ai commencé à monter. » Accompagnée également samedi de son père Nelson, elle visera plus haut dans les prochains mois, soit une médaille lors de la rencontre interîles Maurice-Réunion cadettes et éventuellement aux Jeux des îles en 2019 à Maurice.