Beaucoup d’émotion au Collège du Saint-Esprit (CSE) hier à l’occasion d’une assemblée spéciale pour le départ à la retraite de Jacques Malié, figure emblématique de ce collège catholique de Quatre-Bornes. Les élèves et le personnel de l’institution ont tenu à marquer le dernier jour de Jacques Malié avec une petite cérémonie ponctuée de prières, de chants et de mots d’adieu…
L’ambiance conviviale est propice à l’expression spontanée des troupes estudiantines qui saluent leur recteur par des applaudissements retentissants et de cris exaltés : « Malié ! Malié ! Malié ! ». Après une brève année au Collège Imperial, Jacques Malié a posé ses valises au CSE pour la première fois en 1978 comme professeur de lettres. Après un passage au secrétariat, puis agissant comme Dean of studies, Jacques Malié a été promu vice-recteur du collège en 1995 et recteur en 2000. Après 16 années à ce poste au CSE, il prend aujourd’hui sa retraite… Son successeur n’est autre que l’actuel assistant recteur, Lindsay Thomas. Ce dernier prendra ses fonctions à partir de lundi.
À 11 h, l’assemblée débute chez la section Junior marquée par des intentions de prière des élèves et professeurs, entrecoupées de la chanson Thank you Jesus, reprise par la chorale sur l’estrade. Ces derniers ont salué Jacques Malié pour « sa rigueur, son professionnalisme, son sens du devoir, ses qualités humaines et sa bonne humeur ».
« J’ai passé les plus belles années de ma vie dans ce collège. » Tels sont les premiers mots prononcés par Jacques Malié, profondément ému… Il avouera avoir essuyé quelques larmes le matin. D’ailleurs, dit-il, « cela fait du bien, parfois, de pleurer ». D’une voix tremblante d’émotion, le futur retraité se dit comblé par le temps consacré au Collège du Saint-Esprit. « Il y règne un climat où il fait bon vivre et travailler. Je crois que j’ai de la chance d’avoir pu travailler en toute humilité et simplicité à l’avancement de beaucoup d’élèves qui nous ont été confiés. » Il se souviendra des moments de peine, mais ce qui lui revient surtout à l’esprit, ce sont ces nombreux moments de joie. Jacques Malié s’est en effet appesanti sur deux mots : reconnaissance et gratitude. « Il est bon de se savoir reconnu et remercié pour le travail accompli. Je suis redevable envers l’administration du collège et le staff. Nous avons un personnel de 125 employés et des personnalités uniques. Cela n’a pas été facile de tisser les relations, mais nous avons réussi à faire de ce staff, une communion… un ensemble d’éléments qui ont à coeur le Collège du Saint-Esprit », dit-il.
Aux élèves, il leur conseille de profiter pleinement des sept années d’études, de l’enseignement prodigué, des valeurs et des activités sportives. Sans oublier des moments de détente. Surprise de la journée : en guise de cadeau d’adieu, Jacques Malié s’est vu offert un billet d’avion pour Johannesburg – un beau voyage pour bien entamer sa retraite. Sur un ton humoristique, lorsqu’il remerciait tout le monde, Jacques Malié avouera : « J’aime voyager. Je m’étais dit que j’irais quelque part, mais je ne savais pas que cela arriverait si vite ! »
Les élèves lui ont également dédié sa chanson favorite, We are the World. La reprise a été accompagnée par les musiciens du Music Club du collège. Gagnés par le trouble communicatif dont témoignait leur recteur, les élèves ne se sont pas abstenus de se ruer pour lui serrer la main après la petite cérémonie. Telle une star, Jacques Malié est encerclé par les élèves qui veulent lui dire au revoir. Certains choisissent même d’immortaliser ce moment avec leurs téléphones portables. C’est de bon coeur que Jacques Malié se prête au jeu des “selfies”. Dans son émoi, ce dernier étreignait, les larmes aux yeux, les élèves proches de lui, qui sont visiblement touchés par ces chaleureuses attentions et n’ont pas manqué d’attiser sa nostalgie.
Avant de laisser partir Jacques Malié, c’est avec entrain que l’assemblée a repris d’une seule voix l’hymne du collège, Cheers to you Collège St-Esprit. Ensuite, direction le hall pour une collation avec les membres du personnel. Au Mauricien, Jacques Malié confie le mot de la fin : « Je garderai toujours le collège du Saint-Esprit dans mon coeur. »