Après la tenue jeudi de l’assemblée des délégués de la CSG-Solidarité, il ressort qu’une action industrielle d’envergure sera entreprise si l’Employment Rights Act et l’Employment Relations Act ne sont pas amendées d’ici le 20 mars. Les syndicalistes réclament aussi une rencontre officielle avec Rashid Beebeejaun, Chairperson du High Powered Committee, qui a été institué pour faire le suivi des amendements aux lois du travail.
Plus de 250 délégués syndicaux, représentant les travailleurs de divers secteurs de l’économie dont le transport, le port, la zone franche, ont participé aux consultations jeudi au Rabita Hall, Port-Louis, pour valider des résolutions en ligne avec la thématique du jour. Un des principaux objectifs de cette assemblée générale était de passer au crible les éventuelles actions syndicales de la CSG-Solidarité en vue de forcer la main au gouvernement pour amender les lois du travail.
« Nous constatons que Shakeel Mohamed cède devant le lobby de certains vested interests au sein même du gouvernement et des autres gros capitalistes », allègue-t-on du côté de la CSG-Solidarité. Dans ce contexte, elle sollicite une rencontre officielle avec le Chairperson du High Powered Ministerial Committee Rashid Beebeejaun. Le comité avait été institué pour étudier les éventuelles révisions des lois du travail. Ainsi, pour mettre plus de pression sur le gouvernement, la CSG-Solidarité fait un appel aux autres confédérations syndicales de ne plus participer au National Tripartite Forum, jusqu’à ce que les lois soient amendées. « Nous sommes disposés à coopérer et à donner une force supplémentaire aux confédérations syndicales qui quitteront le National Tripartite Forum, dans le contexte des prochaines mobilisations », expliquent les délégués de la CSG-Solidarité. La confédération affirme qu’après le 12 mars, elle chapeautera des actions industrielles de grande envergure s’il n’y a pas d’amendements favorables aux lois du travail d’ici le 20 mars.
L’autre volet de l’assemblée des délégués était consacré à la thématique de la « dilapidation des biens publics et les ressources du pays », qui, selon la CSG-Solidarité, s’accélère . « Later littoral ek agrikol lamer ek resours marinn pe dilapide o detriman lepep ek aster bann dibyen piblik kuma bann sekter stratezik nasyonal CHCL pli menase ki avant », explique la CSG-Solidarité. La confédération lance ainsi un appel aux travailleurs pour une marche nationale dans le cadre de la fête de l’indépendance pour réclamer une nouvelle constitution et une nouvelle république qui protégera les biens publics.
La CSG-Solidarité confirme par ailleurs sa participation au forum prévu le 12 février à l’université de Maurice. « CSG-Solidarité panse ki tou lafors pei kuma klas travayer lazenes peser ti-planter fam ek muvman asosyativ bizin zwenn ansam pu dimann enn Nuvo Repiblik ek enn Nuvo Konstitisyon kot pena kominalism ki respekte tu drwa tu dimounn kot respekte drwa travay kot protez dibyen ek resurs piblik. »