Environ 200 délégués de la CSG-Solidarité et une plateforme de l’industrie sucrière ont participé la semaine dernière à des consultations sur les amendements aux lois du travail proposés par le ministre de tutelle Shakeel Mohamed. L’une des retombées de ces échanges est la mise sur pied d’une commission spéciale pour élaborer un mémorandum sur la révision de l’Employment Rights Act et l’Employment Relations Act.
La conférence, organisée mardi dernier au Foyer Fiat à Petite-Rivière avec la collaboration du Centre for Alternative Research and Studies, a permis aux délégués de décortiquer les « salient features » du ministre Shakeel Mohamed sur les amendements aux lois du travail. Dans le rapport final, les participants ont rejeté plusieurs amendements. « Les délégués ont constaté que le gouvernement n’a pas retenu les propositions de la CSG-Solidarité pour éviter les licenciements massifs… Les mesures de Shakeel Mohamed sont tout simplement cosmétiques et ne changeront rien. Les licenciements de masse, qui ont dépassé selon le ministre la barre des 15 000 depuis la promulgation de l’Employment Rights Act, se poursuivront », explique Ashok Subron de la CSG-Solidarité.
Les délégués ont aussi exprimé leur désaccord au sujet des amendements proposés pour la signature de Collective Agreement avec les employés qui ne sont pas syndiqués. Les principaux orateurs de la conférence sont unanimes à dire que l’aboutissement de ces modifications aux textes de loi démontrera plutôt que l’État livre les travailleurs « désarmés de leurs droits » aux patrons.
« Kan kouple sa bann amandman-la ek prinsip concession bargaining ki finn introdwir dan nuvo lezislasyon, nu kapav atann ki pu ena degradasyon mazer dan kondisyon travay bann travayer Moris/Rodrig. Se akek bann pseudo-collective agreement ki patrona pu rod fors travayer ki pa sindike sinye », fait-on comprendre.
La commission spéciale devrait ainsi finaliser son mémorandum le samedi 2 juin. La CSG-Solidarité est toujours dans l’attente d’une rencontre avec le Premier ministre pour discuter des amendements aux deux lois du travail. C’est aux prochains échanges samedi que la commission sera informée de la réponse de Navin Ramgoolam. « Bann prosain laksyon CSG-Solidarité pu fer lor baz memorandum CSG ek lor evantyel refi Premye minis pu zwenn nu », conclut Ashok Subron.