Le premier concours de saut d’obstacles de l’océan Indien s’est tenu le week-end dernier au Centre équestre de La Louisa. L’occasion de réunir, le temps d’un week-end, les fédérations de Maurice, de La Réunion et de Madagascar en vue d’assurer une préparation pour les prochains JIOI.
Sur le plan de la compétition, Maurice s’en est sortie avec les honneurs à l’issue des deux journées de compétition. Dès vendredi, les Mauriciens se sont mis en évidence, avec la performance de Nicolas Desvaux sur Flavius, suivi de Marie Leclézio (Mistic Pageant).
Maurice a également brillé chez les juniors (80 cm) avec la victoire de Chloé Hardy vendredi sur Chester. La lutte pour la deuxième place a finalement accouché d’un ex aequo, avec la Réunionnaise Aude Monredon (Russian Glen) et la Malgache Jade Bersia (Princesse).
On a également vu Margaux Koenig triompher en 60 cm, devant un duo de Réunionnais, Mae Croissard et Djulien Thermea. Margaux Koenig a également été sacrée meilleure cavalière sur la journée de compétition. Samedi, dans le concours par équipe, Maurice a récolté les lauriers devant La Réunion et Madagascar.
Cette rencontre était l’occasion de préparer les JIOI de 2015, à La Réunion, avec les deux autres îles, avance Kim Gueho, présidente de la Fédération mauricienne de sports équestres (FMSE). « Les trois associations ont le même but. Nous aimerions que l’équitation figurent aux JIOI en 2015. » Mais débarquer aux JIOI sans préparation adéquate n’entre pas dans les plans des trois fédérations. « Sur les petits niveaux, on constate que Madagascar s’est très bien débrouillée. À 1m de hauteur, les Malgaches ont encore un peu de travail », admet Kim Gueho.
Cependant, les trois îles mettront sur pied une stratégie afin d’assurer la présence de l’équitation aux futurs JIOI. « Nous avons une chance d’être présents à La Réunion. Si l’édition suivante se tient aux Comores, nous n’y serons pas. Mais si les Jeux viennent à Maurice, nous pourrons encore espérer d’être de la partie. Nous pourrons ainsi axer notre préparation sur le long terme », souligne la présidente.
En effet, tous les cavaliers mauriciens évoluent sur des chevaux prêtés lors de leurs déplacements à l’étranger. « C’est un aspect à prendre en considération. Les concours à l’étranger occasionnent aussi ce genre de situation. Donc, on a pu travailler cet aspect », conclut Kim Gueho.