L’Association des parents de déficients auditifs (APDA) a obtenu en début de semaine le soutien de la Fondation Harel Mallac pour un projet d’une valeur de Rs 243 000 concernant les salaires de deux enseignants et d’un technicien. Le premier professeur enseigne la technologie de l’information et des communications et de second fait le suivi des élèves au niveau secondaire. Le technicien réalise pour sa part des programmes éducatifs spécifiquement pour les sourds.
« Ces enfants, malgré leur handicap, nous démontrent qu’ils ne sont pas moins intelligents que d’autres enfants bien portants de leur âge », s’est enthousiasmé le président du conseil d’administration du groupe Harel Mallac, Antoine L. Harel. C’était lors d’une petite cérémonie au siège de l’APDA), à Eau-Coulée, pour marquer cette remise de don au nom de la Fondation Harel Mallac, qui gère le portefeuille des projets de responsabilité sociale (Corporate Social Responsibility – CSR) du groupe. « Grâce à vous, chers professeurs-interprètes, les enfants ont le goût d’apprendre », a-t-il ajouté.
La Fondation Harel Mallac, indique l’intervenant, a pour principal objectif d’aider au développement des enfants défavorisés. « Ceci passe par l’éducation. Et quand il s’agit d’enfants souffrant d’un ou de plusieurs handicaps, la Fondation est encore plus sensible à l’appel qui lui est lancé parce que ces enfants méritent que nous les soutenions davantage ».
Antoine L. Harel dit avoir compris que sans des professeurs ou techniciens qualifiés pour éduquer comme il faut tous ces enfants sourds, ces derniers seraient livrés à eux-mêmes. « Je pense sincèrement que les enfants handicapés de Maurice méritent d’être mieux soutenus. Il est important de trouver les moyens de les aider. La Fondation Harel Mallac, elle, continuera de soutenir l’APDA qui effectue sans tambour ni trompettes un formidable travail ».
La vice-présidente de l’APDA, Kamini Thulwa, et les autres membres de l’association ont fait visiter les différentes salles de classe à M. Harel. Les professeurs ont profité de cette occasion pour démontrer comment communiquer avec ces enfants par des signes de la main, comment dire par exemple “bonjour”, “merci”, épeler son nom etc. Ces enfants viennent pour la plupart de régions défavorisées.
Selon la vice-présidente de l’APDA ces enfants ont beaucoup de potentiel, malgré leur handicap, puisqu’ils réussissent leur examen de Certificate of Primary Education (CPE) en fin de cycle primaire. Quelques-uns parviennent même à atteindre le cycle tertiaire. « Ils ont du talent mais il faut savoir les guider. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de professeurs formés », dit-elle.
C’est la deuxième année consécutive que la Fondation Harel Mallac aide l’APDA. L’association, qui existe depuis 1990, aide une cinquantaine d’enfants sourds âgés de 3 à 15 ans à compléter leur parcours scolaire au niveau primaire. Une quinzaine de professeurs, dont des interprètes qui maîtrisent le langage des signes, viennent chaque jour y enseigner les différentes matières, tels que le français, l’anglais, les mathématiques ou encore l’informatique.