Le petit village de Camp Carol, à proximité de Le Bouchon, dans le sud, est depuis cette semaine doté d’un espace où les enfants peuvent s’amuser. Un “jardin d’enfants” a en effet été aménagé avec le soutien de la compagnie Omnicane. Rajiv Ramlugon, CSR Cordinator d’Omnicane Foundation, a procédé à l’inauguration jeudi dernier.
Pour le président des forces vives du village, Ranjit Foolchand, c’est un vieux rêve qui se concrétise. Camp Carol, explique-t-il, est un lieu où loisirs et infrastructures font grandement défaut. « Nous avons, dans le village, une école maternelle pour les enfants de la localité. Malheureusement, il n’y avait aucun espace où ces enfants peuvent se détendre. C’est pour cela que nous avons entrepris des démarches auprès des firmes de la région pour l’aménagement d’un “jardin d’enfants”. Je remercie Omnicane d’avoir répondu favorablement à notre demande ». Cette aire de jeux, ajoute-t-il, sera également ouverte aux enfants des localités avoisinantes, soit Le Bouchon, Carreau Accacia, Mon Désert et Desplaces. « En tant qu’habitants de ces régions, nous prenons l’engagement que nous allons bien entretenir les lieux pour que les enfants puissent en profiter dans les meilleures conditions ».
Ranjit Foolchand, qui est également membre du conseil de district de Grand Port, avance qu’un espace vert sera aussi aménagé non loin du jardin. « Omnicane, une fois de plus, a mis un terrain à notre disposition. Le conseil de district y a injecté Rs 125 000 pour le convertir en espace vert et il nous reste encore quelques petits travaux pour le compléter. Ce projet est très important pour nous, car, outre le fait que les villageois auront un espace vert à leur disposition, le terrain comporte aussi deux grands banians (“pye lafouss”) qu’il faut préserver. » Notre interlocuteur indique que le village a besoin d’un pro de l’informatique pour assurer des cours à plein-temps aux personnes de la localité. « Un “learning corner” a été aménagé au centre social. Nous avons obtenu deux ordinateurs à travers la NEF, mais nous n’avons personne pour assurer les cours. » Si dans un premier temps un appel à des volontaires avait été envisagé, Ranjit Foolchand souligne que la contrainte aurait été au niveau de leurs disponibilités. « Or, si nous avons une personne à plein-temps, les dames et les enfants du village pourraient apprendre à utiliser un ordinateur. »