Dans le cadre de son projet de responsabilité sociale, Currimjee Foundation a procédé à la signature d’un protocole d’accord hier après-midi dans ses locaux avec la National Empowerment Foundation qui tombe sous l’égide du ministère de l’Intégration sociale. Le MoU entre les deux acteurs porte sur la création de 50 « low-cost houses » d’une superficie de 21 à 25 mètres carrés au coût de Rs 165 000 l’unité dans diverses régions de l’île pour les plus vulnérables. Le premier coup de pioche est prévu dans une semaine.
Le projet de « low-cost houses » pour les plus démunis de la société a été présenté hier après-midi dans les locaux de Currimjee Jeewanjee à Port-Louis en présence de Bashir Currimjee, président du conseil d’administration du Groupe Currimjee, Bojrazsing Boyramboli, chairman suppléant à la National Empowerment Foundation (NEF), Shafeek Nojib CSR Manager de la Fondation Currimjee et le ministre de l’Intégration sociale Suren Dayal.
Les principaux acteurs ont par la suite signé le protocole d’accord pour la construction de 50 maisons nécessitant un investissement avoisinant les Rs 8 250 000. Les unités de logement destinées aux familles qui vivent dans l’extrême pauvreté seront d’une superficie de 21 à 25 mètres carrés chacune. Plusieurs régions seront concernées, dont Port-Louis, Bambous, Tamarin, Case-Noyale, Rose-Belle, New-Grove et Quartier-Militaire.
Le MoU engage, d’une part, la NEF à identifier les familles admissibles à l’obtention de ces logements sociaux en béton sous tôle (Concrete cum CIS) et à financer une partie du projet. La Fondation Currimjee, d’autre part, participera partiellement au plan de financement. L’accord stipule cependant que la NEF a la responsabilité de veiller à ce que le constructeur agisse en conformité avec les clauses du contrat de construction et d’aider les familles bénéficiaires en mettant à leur disposition des formations et aussi des opportunités d’embauche. La NEF est aussi responsable de rédiger et d’administrer un contrat social, engageant les récipiendaires à respecter certaines conditions associées à l’emploi des parents, la scolarisation des enfants, l’environnement familial, social et naturel.
Intervenant hier dans les locaux de Currimjee Jeewanjee & Co. dans la capitale, le ministre de l’Intégration sociale a indiqué que cette « signature d’accord entre la NEF et la Fondation Currimjee reflète la volonté, la détermination et l’engagement des organisations publiques et privées à s’unir pour défendre une bonne cause. » Selon Suren Dayal, la signature de l’accord permet de constater à quel point tous les opérateurs économiques, partenaires sociaux et organismes régulateurs sont unanimes à reconnaître que le combat contre la pauvreté ne se fait pas dans l’isolement.
« Seul, on est invisible mais ensemble nous sommes invincibles. Le geste salutaire du Groupe Currimjee est à marquer d’une pierre blanche car son action auprès des démunis de la société permettra à 50 familles, soit quelque 200 personnes, de vivre dans des conditions humaines », a fait ressortir le ministre de l’Intégration sociale.
Suren Dayal s’est dit par ailleurs confiant qu’un tel projet contribuera positivement à la politique gouvernementale d’éradiquer la pauvreté absolue dans l’île. Le premier coup de pioche devrait être donné d’ici la semaine prochaine.