Les promoteurs du projet de la centrale thermique de 100 MW à Pointe-aux-Caves, CT Power, ont soumis officiellement des Proofs of Funds au gouvernement. C’est ce que confirment les représentants de CT Power Maurice. Pour les besoins du feu vert du gouvernement, ils étaient tenus de faire de la démonstration de leur capacité financière pour mener à terme la mise à exécution de ce méga projet dans le secteur énergétique. Les attestations financières, qui ont été remises au secrétaire financier, Dev Manraj, et à un officiel du Prime Minister’s Office, sont actuellement au stade de la validation avant que le feu vert pour le démarrage du projet ne soit donné par les autorités.
Des recoupements d’informations effectués par Le Mauricien auprès des sources concordantes indiquent que deux banques de l’Inde, dont la Bank of Baroda, sont parties prenantes de ce projet énergétique, dont la gestation a pris un temps record. Le montant, qui a été pledged par ces deux institutions bancaires internationales, est de l’ordre de Rs 8 milliards, soit un peu plus de 240 millions de dollars.
Aux termes des amendements apportés à l’EIA Licence, CT Power doit impérativement convaincre le secrétaire financier de sa capacité à disposer des fonds nécessaires pour la construction, la fourniture des équipements nécessaires en vue d’opérer cette centrale thermique de 100 MW. Le Central Electricity Board est actionnaire de cette initiative à hauteur de 26 %.
La mise en opération de la centrale thermique de CT Power est présentée officiellement comme un des moyens pour obvier à un Black Out éventuel à partir de 2016. En intermède, le CEB procède à un réarmement de la centrale thermique de Saint-Louis avec l’installation de quatre moteurs de 15 MW chacun, qui devront être connectés au réseau national à partir de février 2016.
La Banque Mondiale, qui se penche sur le Mauritius Systematic Country Diagnosis, souligne dans son rapport préliminaire que « Mauritius’electricity sector performs well in many areas, but remains vulnerable to the price of fuel imports and limited capacity moving forward ». Cette institution financière, qui s’appuie sur le dernier rapport de la Banque Africaine de Développement sur le secteur énergétique, tire la sonnette d’alarme sur le fait que « in 2013 the peak load was 446 MW with orevall installed capacity at 489 MW. Moving forward, the existing reserve of 43 MW may be too small as demand grows and repairs of power plants are scheduled ».