Selon le dernier Price Survey mené par la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP) sur les denrées alimentaires, le “panier ration” ou panier de la ménagère a encore pris l’ascenseur, avec une dépense supplémentaire de Rs 433.50 mensuellement entre janvier et août 2011 sur une liste de 67 produits couramment consommés.
La CTSP s’est basée sur les dépenses mensuelles d’une famille modeste de quatre personnes uniquement pour l’alimentation. Si certains produits de base n’ont pas connu de hausse importante ou n’en ont connu aucune, d’autres, comme le lait en poudre, le beurre ou encore la viande congelée ou fraîche ont vu leur prix augmenter, alourdissant la facture de la ménagère. La CTSP s’appuie sur une liste de 67 produits consommés couramment et après avoir interrogé une centaine de travailleurs se trouvant au plus bas de l’échelle ainsi qu’un diététicien sur le contenu d’un “panier ration” le moins cher, couvrant les demandes/exigences d’une famille en termes de repas équilibré. Par ailleurs, cette hausse des denrées alimentaires de l’ordre de Rs 433.50 n’inclut pas la hausse du prix de l’électricité et d’autres dépenses associées à la famille : école, santé, transport, entre autres, sans compter la majoration du taux d’intérêt sur les emprunts et d’autres facteurs économiques.
La CTSP s’est fondée sur les résultats de cette enquête des prix des denrées alimentaires d’utilité courante, avec copie adressée au ministre des Finances, pour mettre en exergue la perte du pouvoir d’achat dans le cadre de ses propositions pour la compensation salariale 2011. Dans ce document soumis cette semaine, la CTSP attire l’attention du ministre des Finances sur l’augmentation des prix des denrées alimentaires pour une famille modeste de quatre personnes à partir de son price survey. La confédération syndicale s’alarme du fait que le Mauricien perd graduellement son pouvoir d’achat. « The impact of increase in prices of goods and services is having a negative marked social bearing on workers of the private sector », écrit la CTSP dans son mémorandum en vue de la compensation salariale. Elle ajoute d’ailleurs : « With the introduction of the newly proclaimed labour laws, collective bargaining although mandatory has never been so much undermined. The ease that an employer can dismiss a worker without any justification or hurdle to pay a severance allowance has created a “psychose” where very few workers dare to take the responsibility of a trade union delegate, thus without trade union delegate there is no collective bargaining ».