Dans le cadre de la Journée internationale de la Femme, observée hier, la CTSP réclame l’institution d’une table ronde pour revoir les contrats de travail « discriminatoires » à l’égard des femmes. La violence à l’égard de ces dernières sur leur lieu de travail a aussi été dénoncée. Plusieurs femmes ont témoigné à ce sujet. La Confédération des travailleurs des secteurs publics et privés (CTSP) demande au ministère de l’Égalité des genres de mettre sur pied une table ronde pour discuter des contrats de travail. Selon Jane Ragoo, porte-parole de la confédération, il y a des contrats « qui sont très discriminatoires » à l’égard des femmes. « Dans certains cas, le patron impose une limite d’âge. Par exemple, la femme doit arrêter de travailler à 45 ans. Il y a beaucoup d’exemples ainsi où les contrats de travail ne sont pas en faveur des femmes. »

De même, ajoute-t-elle, dans certains jobs, on impose aux femmes « un physique précis », toute entorse à cela pouvant résulter en un transfert. « Par exemple, il y a des femmes qui travaillent au niveau de l’accueil, comme au “front office”. On leur dit qu’il faut être mince, bien mise et ainsi de suite. Et si cette femme grossit un jour un peu, elle peut perdre son emploi ou être transférée ailleurs. C’est un manque de respect pour la femme. » Par ailleurs, la CTSP dénonce la « violence» exercée sur le lieu de travail. « Or, qu’elle soit morale ou verbale, la loi protège les travailleurs contre de telles attaques », rappelle la syndicaliste. Raison pour laquelle, selon elle, le ministère de l’Égalité des genres « doit prendre les devants et organiser cette table ronde, et ce afin d’être au courant des situations auxquelles les femmes font face » dans leur travail.

De même, la CTSP demande de revoir certains règlements au niveau des institutions considérées comme discriminatoires à l’égard des femmes. « Par exemple, quand une femme veut ouvrir un compte en banque ou qu’elle doit faire sa carte d’identité, on lui demande d’apporter son acte de mariage. Mais tel n’est pas le cas pour les hommes. La femme risque d’être pénalisée dans ces cas. »