Ansuria Koomkoon allègue avoir été arnaquée par une compagnie d’exportation à qui elle aurait livré environ huit tonnes d’ananas mais n’a reçu que Rs 3 000 comme remboursement “rebate”. Elle sollicite en ce sens l’intervention du Premier ministre pour la protection des petits planteurs.
Cette productrice d’ananas de 62 ans pratique cette activité depuis plus de 40 ans à Congomah, Belvédère. En début d’année, elle a été approchée par un représentant d’une compagnie d’exportation sise à La Nicolière, qui s’est dit intéressé à acheter ses fruits. « Personnellement, je ne connais pas l’individu. Il est venu et m’a dit qu’il voulait acheter les ananas. En mars dernier, je lui ai livré entre sept et huit tonnes d’ananas. D’autres livraisons ont suivi jusqu’au mois d’avril. À la suite des négociations, je lui ai livré les ananas à Rs 27 le kilo. Or, à cette époque on les livrait à Rs 30 le kilo. L’individu m’a remis un chèque de Rs 50 000 et m’a expliqué que le Marketing Board me rembourserait un “rebate” de Rs 4 sur chaque kilo en l’espace de trois mois », soutient Ansuria Koomkoon. Cette dernière s’est alors rendue en août dernier au Marketing Board, où elle a appris que « les procédures ont tardé » et que son chèque n’est pas encore prêt. Elle y est ensuite retournée le 3 novembre dernier et, à son grand étonnement, elle apprend qu’elle ne touchera que Rs 3 000. « Normalement, pour la quantité d’ananas que j’ai livrée, je devais toucher un “rebate” d’environ Rs 25 000. J’ai réalisé une énorme perte, alors que je me fiais de cet argent pour préparer ma prochaine culture d’ananas », se plaint-elle. « J’ai appris que la compagnie d’exportation a déclaré au Marketing Board n’avoir acheté que 871 kg d’ananas. Or, je lui ai livré entre sept et huit tonnes d’ananas. »
Alors qu’Ansuria Koomkoon insiste, un responsable du Marketing Board lui indique que c’est « un problème récurrent car vous n’êtes pas la seule à avoir ce genre de problème ». « J’ai appris que beaucoup d’autres planteurs font face à ce même problème. Si je le savais, je n’aurais jamais livré mes fruits à cette compagnie. Si j’avais procédé à la vente, j’aurais eu plus de profit », dit-elle.
La productrice d’ananas ne compte pas baisser les bras et luttera pour obtenir la somme qui lui est due. Toutefois, elle dit ne pas pouvoir s’en prendre seule à cette compagnie d’exportation. « Je tiens à mettre en garde tous les planteurs contre ce genre de compagnie. Je sollicite l’intervention du Premier ministre et du ministre de l’Agriculture dans ce dossier. Ils doivent être au courant de ce qui se passe. Les petits planteurs doivent être protégés ».