L’avenir du marché de la musique locale est sombre. C’est l’observation faite par les producteurs de musique. Alors que la vente des CD piratés sur les trottoirs connaît une baisse, une nouvelle forme de piratage prend de l’ampleur. Certains se disent découragés et au bout du rouleau et préfèrent fermer boutique. D’autres se tournent vers de nouvelles plates-formes de vente qui permettraient à la production de chansons de survivre.
Il y a environ deux ans, il avait fait un essai en lançant la compil Island Burning sur le net. En août dernier, il a réitéré l’expérience avec le morceau Marye mwa de Yoan Catherine. En seulement deux mois, le titre a dépassé les 500 téléchargements. Jimmy Veerapin, qui est à la tête de Paradize Burning Production depuis cinq ans et de Culture Events Production depuis trois ans, a trouvé ce moyen pour rentabiliser ses productions : un téléchargement lui rapporte Rs 100. Il estime que la production ne doit pas s’éteindre, bien que le piratage continue de s’étendre sous d’autres formes. “Il est vrai que de moins en moins de CD piratés sont vendus dans les coins de rue, mais le partage des musiques locales, d’individu à individu, persiste. Comme nous ne pouvons le combattre, nous devons le contourner”, confie Jimmy Veerapin.