Même si le prix des cultures maraîchères est encore à la hausse et que les produits ne sont pas toujours de la première fraîcheur, il n’existe aucune pénurie de légumes sur le marché à ce jour. D’ailleurs, en prévision surtout des périodes de jeûne qui vont précéder la célébration des fêtes du Cavadee et du Maha Shivaratree, les autorités annoncent l’arrivée vers la fin de la semaine de la première cargaison de cultures vivrières importées.
Le voëme à Rs 70 le demi-kilo; la pomme d’amour jusqu’à Rs 60 ; la laitue entre Rs 30 et Rs 40 la tête; le chouchou à Rs 40 ; la betterave à entre Rs 25 et Rs 35 l’unité; le petit chou entre Rs 25 et Rs 40 l’unité; la margoze à Rs 35 la livre: voilà quelques-uns des prix de légumes affichés, hier matin, à la foire municipale de Plaisance à Rose-Hill. D’autres produits étaient mis en vente à des prix plus abordables.

A l’instar de la botte de thym (Rs 10); de la tomate produite sous serre (Rs50 le demi-kilo); des carottes – sans doute les dernières disponibles livrées à prix cassé avant l’arrivée des produits importés – entre Rs 10 et Rs 15 le demi-kilo; de la menthe à Rs 10 aussi la botte ou du brède malabar à Rs 15 le paquet. A titre indicatif, il suffit de savoir que dans un hypermarché situé pas très loin du marché forain de cette banlieue rose-hillienne, la pomme d’amour s’affichait à Rs 78 e demi-kilo; le lalo à Rs 95 et le voëme à Rs 80 .
D’ici à la fin de la semaine donc, l’Agricultural Marketing Board (AMB) aura réceptionné les premières cargaisons de carottes, de choux et de haricots verts qu’elle a commandées de l’étranger. Ce qui devrait, ainsi, permettre une fourniture continue de ces produits sur le marché en tenant compte, surtout, des périodes de jeûne en prévision de la célébration prochaine des fêtes du Cavadee (samedi 8 février) et Maha Shivaratree (vendredi 21 février).

Durant ces fêtes religieuses, les dévots se soumettent à un régime végétarien. D’où l’importance d’une fourniture continue de cultures maraîchères les plus variées pendant ces périodes de fêtes. Outre l’importance d’assurer une fourniture suffisante de produits maraîchers en vue de répondre à la demande en hausse qui viendra de la part des dévots, il est tout aussi nécessaire de tenir en compte la demande venant des établissements hôteliers pour la clientèle touristique.

Selon un relevé effectué au courant de la semaine, il semble fort heureusement qu’en dépit des dommages causés aux cultures en début d’année par le passage de la tempête tropicale Calvinia et des intempéries qui y étaient associées, il n’y a pas eu, à ce stade, de rupture dans la fourniture des produits maraîchers aux points de vente. Sauf, peut-être, pour l’un ou l’autre produit. Comme dans le cas des haricots verts actuellement réputés pour être un produit poussant, surtout, en hiver.