Denis Ayen pense revoir ses ambitions à la baisse cette saison. Certes, le culturiste mauricien compte bien terminer cette nouvelle saison en apothéose avec une nouvelle consécration à la Nuit des Champions. Mais celui qui a décroché un sixième titre lors du concours Mr Mauritius en novembre de l’année dernière et qui a terminé à la neuvième place dans la catégorie taille moyenne au concours Mr Universe en Allemagne compte s’investir davantage dans un projet familial cette année.
Les titres affluent, mais il existe tout de même une certaine réalité. Cette triste réalité à laquelle Denis Ayen et les autres culturistes ont à faire face. « Nous devons consentir à beaucoup de sacrifices, mais parfois nous n’obtenons rien en retour. Par exemple, nous avons dû effectuer le déplacement à l’île de La Réunion le mois dernier à nos propres frais. Ce manque de reconnaissance et de soutien devient au bout du compte démotivant. » C’est pourquoi il compte s’investir dans ce projet, tout en ne négligeant pas ses séances d’entraînement au Body Shaper Gym à Quatre-Bornes. Question également de garder sa masse musculaire.
D’ailleurs, Denis Ayen demeure conscient qu’il aura à sortir le grand jeu lors de la prochaine Nuit des Champions prévue à Maurice vers la fin de cette année. « Les Réunionnais m’ont déjà lancé un défi et je sais que je n’aurai pas droit à l’erreur devant mon public. » Moniteur d’aérobic, il évolue donc dans un milieu qui lui est cher et familier. Lui qui n’a pu que gagner en expérience à travers ses participations aux compétitions internationales. La dernière étant donc Mr Universe.
« Avec de tels frottements, nous ne pouvons que progresser. Malgré la forte concurrence, il faut savoir garder la tête haute. Cela devient possible à travers la discipline, une bonne hygiène de vie et un entraînement régulier. »
Autant de facteurs qui ont donc permis à Denis Ayen de réaliser une saison 2011 honorable. Le clou étant ce sacre, après celui décroché au concours Mr Indian Ocean la saison précédente, à la Nuit des Champions. « Je m’y attendais un peu, surtout quand j’ai vu mes principaux adversaires en action », relate-t-il.
La satisfaction du travail accompli vient donc atténuer la déception de n’être pas reconnu à sa juste valeur. Qui plus est, le soutien familial et celui de ses coéquipiers d’entraînement ne peuvent que le motiver dans la suite d’une carrière qu’il souhaite encore plus fructueuse.