Le culturisme mauricien a été particulièrement à l’honneur au cours des Éric Favre Sports Games tenus le mois dernier au Québec (Canada). Ce qui encourage la New Body Building Federation (NBBF) dans sa quête d’obtenir la reconnaissance du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Denis Ayen, vainqueur de la catégorie +90 kg, a terminé sur la deuxième marche du podium au classement overall, tandis que Jérémie Genave a pris la deuxième place de la catégorie -85 kg. Qui plus est, il a décroché la palme de best poser de la compétition.
« Après dix ans d’existence, la NBBF peut qualifier la performance de ces deux culturistes d’historique », avance d’emblée Richard Albert, président de la NBBF, qui a tenu à saluer l’apport d’Eric Favre pour ce déplacement. Détenteur du titre de Mr Mauritius, Denis Ayen, devancé par le Français Michel Vauchier, soutient qu’il a tout donné lors de cette compétition internationale qui regroupait également des culturistes canadiens et français.
« La passion, les sacrifices, l’amour et la persévérance m’ont permis d’atteindre un tel niveau. De plus, j’ai évolué avec un moral d’acier Il demeure évident que le culturisme mauricien a accompli des progrès intéressants. Toutefois, nous avons besoin de plus de soutien, car il ne nous est pas possible de galérer en vue d’un déplacement ».
Si Denis Ayen pourrait participer aux championnats du monde prévus à Madrid (Espagne) en novembre prochain, Jérémie Genave a cette fois eu l’occasion de côtoyer le haut niveau, lui qui possède cinq ans de pratique. « Le public canadien a été impressionné par le niveau mauricien. Cela est bon signe, même si nous faisons face à des difficultés au niveau de la nutrition et du sponsorship ».
Désormais, la NBBF continue son combat pour une reconnaissance au niveau du MJS. Une lettre de cette instance obtenue le mois dernier et demandant que les clubs remplissent les formulaires appropriées et qu’une visite de ses officiers dans ces clubs est programmée laisse présager que les démarches sont sur la bonne voie.
« Au début, notre fédération ne comprenait que sept clubs. Actuellement, nous en sommes à 57. Nous invitions donc ces clubs à remplir ces formulaires, car cela nous mènera vers des élections au niveau régional, puis au niveau national », avance Richard Albert.
Les autres membres de ce comité, Ashoka Bussunt et Preetam Ramtohul, plaident également pour cette reconnaissance. « Ce sera l’occasion d’une réunification de la grande famille du culturisme », fait d’ailleurs ressortir le premier nommé.