La situation environnementale du cimetière Bigara à Curepipe est toujours pointée du doigt. Sa gestion et l’absence d’infrastructures sont vivement critiqués par les familles dont les proches y sont enterrés. « Les mauvaises herbes sont tellement hautes qu’on a du mal à avancer », déplore Sylvio, un habitant de Vacoas.
« Il est difficile de circuler dans le cimetière Bigara. À chaque fois que j’y vais, je constate le mauvais entretien. Cela ne peut plus durer », lance Sylvio exaspéré. Ce Vacoassien compte informer la municipalité de Curepipe des problèmes et manquements qu’il y note. Outre le manque d’entretien, l’absence de poubelles, il déplore également le manque d’infrastructures telles que des points d’eau. « À voir la gestion du cimetière, l’on croirait qu’elle n’est pas la priorité de la municipalité de Curepipe », fustige notre interlocuteur. Rappelons que la gestion de ce cimetière a été à de nombreuses reprises évoquée lors des réunions du conseil. Une grande partie du cimetière est d’ailleurs en friches. Des feuilles mortes, des bouteilles en plastique accumulées dans diverses parties du cimetière témoignent de l’absence de poubelles, alors qu’avec la prolifération des mauvaises herbes, « il est difficile de trouver les tombes. Sans compter que l’on peut glisser sur un rocher parce qu’on ne voit pas où on met les pieds ».
Lors d’une site visit l’année dernière, Hervé Aimée, le ministre des Administrations régionales, accompagné de membres de la Federation of Masjids of Curepipe, préconisait une amélioration du cimetière. Il avait pris note des revendications de la fédération musulmane qui a dénoncé les nombreux manquements. Parmi les propositions faites ce jour-là : qu’une véranda soit ajoutée à la Janaza platform, lieu de prière des musulmans au cimetière, car celle existante est trop étroite. Ces derniers attendent la concrétisation des promesses faites ce jour-là.