Consciente du nombre de bâtiments en ruine, la municipalité de Curepipe peine à « convaincre » les propriétaires d’y remédier. Ces « eye sores » en plein centre ville depuis plusieurs années font désormais partie du quotidien des curepipiens. Des anciens commerces en état de décrépitude préoccupent les citadins.
Vitres cassées, portes endommagées, barrières enlevées… les anciens bâtiments commerciaux pullulent depuis les sept dernières années à Curepipe. Toutefois, les excuses présentées par les propriétaires ne pardonnent pas le manque d’entretien des bâtiments.
D’ailleurs, « ce laisser-aller donne l’impression que Curepipe est restée figée dans le temps », déplorent certains habitants.
Contrairement aux autres villes dont Quatre-Bornes et Rose-Hill, le dynamisme de la “Ville Lumière” a perdu de son lustre. « Lorsqu’on observe Curepipe, on a l’impression que les choses n’ont pas avancé. Les bâtiments délaissés se sont assombris créant une atmosphère d’insécurité dans certaines parties de la ville », explique Ananda Rajoo. Le conseiller du MMM pointe du doigt l’absence d’un monitoring régulier de la part de la municipalité. D’ailleurs, à plusieurs reprises, l’état de ces « eye sore » a été abordé par le Conseil municipal. Que ce soit l’ancien hôtel Europa (à côté de la Gare Jan Palach) ou l’ancienne station d’essence (vis-à-vis de la Pâtisserie Suisse) à Curepipe Road, ces lieux donnent « froid dans le dos » à la nuit tombée – étant devenus les repaires de malfaiteurs. « Ces bâtiments doivent avant tout être entretenus et barricadés afin de protéger les citoyens », souligne, pour sa part, un Curepipien.
La mairie de Curepipe explique, pour sa part, que « dans certains cas, la démolition de ces anciens commerces est impossible. Située sur un terrain privé, la municipalité n’a d’autre choix que de lancer un appel aux propriétaires pour qu’ils fassent le nécessaire ». Dans certains cas, les propriétaires sont sanctionnés et priés de procéder au nettoyage des lieux.