Depuis plus d’une dizaine d’années, les habitants de Cité Casernes, à Curepipe, ne cessent d’attirer l’attention des autorités sur les graves inconvénients que leur pose une maison laissée à l’abandon dans leur quartier. Située à proximité du terrain de football de la localité, cette bâtisse sert d’abribus dans la journée et, le soir, de repaire pour les… toxicomanes.
« Sa lakaz-la fer plizier lane ki li la koumsa. Se enn lakaz sezi parski ancien proprietair pann respekte so konstriksion. Li finn empiet lor later minisipalite », explique une habitante de Cité Casernes. Cette curepipienne habite le quartier depuis son enfance. Sujet d’une bataille juridique, la maison concernée, dont la construction n’a pas été achevée, comporte plusieurs inconvénients. Les nombreuses démarches entreprises par les forces vives du quartier ont été vaines. Las, les habitants dénoncent l’indifférence des autorités à prendre des actions concrètes pour régler la situation, notamment du fait de la cour de la maison, envahie d’herbes folles. Son état de décrépitude incommode les habitants du quartier, qui craignent pour leur santé mais aussi pour leur sécurité avec la présence de toxicomanes une fois la nuit tombée.
Située au beau milieu d’un quartier résidentiel, la maison en question est en effet en piteux état. Quant aux alentours, ils ont presque pris l’allure d’une « forêt ». Si bien que des passants ne se gênent pas pour y jeter leurs ordures. Une situation qui, poursuivent les habitants, est propice à la prolifération de moustiques, de rats et autres nuisances. Sans compter les mauvaises herbes, coupées trop peu régulièrement et jetées à l’arrière de la bâtisse, selon les intéressés. « Zot pran plizier mois pou vinn koup li ek ler zot koup li zot pran plizier semenn pou ramass li », se plaignent-ils. Et de renchérir : « Kuma ou trouv sa koumsa-la, li ress koumsa mem. Bann zanfan zoue ladan, lichien pran sa salete-la li amene li partou dan site. »
Les forces vives du quartier espèrent que le bâtiment sera démoli afin de laisser place à un abribus moderne. « Li pa fasil atann bis la, dan plas la santi pi », martèle un habitant. Avec d’autres, il a décidé de lancer un appel aux autorités pour que des mesures nécessaires soient prises afin d’éviter la dégradation de l’environnement.