Première étape de son parcours de peintre, Warry Maudhub présente sa première exposition individuelle, sous l’égide de la National Art Gallery, jusqu’au 12 août, à la galerie Malcolm de Chazal, Curepipe (Lakepoint). La diversité des images qu’il propose montre qu’il expérimente des techniques et cherche son propre mode d’expression. Il nous confie d’ailleurs qu’il envisage aussi d’apprendre la sculpture l’année prochaine.
Warry Maudhub ne manque pas d’ambition. Ainsi, ce jeune homme de vingt ans déclare-t-il dans sa bio à l’occasion de son exposition de peinture à la galerie Malcolm de Chazal : « I found myself relax while painting and making my dream come true, that is, being a renowned artist worldwide. » Enfant de Goodlands, il suit actuellement une formation en management hôtelier à la JR School. Mais depuis l’âge de huit ans, parallèlement à ses activités scolaires, l’artiste en herbe n’a cessé de peindre et dessiner, pratique que son père n’a bien sûr pas manqué d’encourager, étant lui-même professeur d’arts plastiques. « Pour moi, la peinture c’est le seul moyen de montrer ce que je ressens », nous dit-il. « J’ai toujours fait de mon mieux aux examens en art and design. »
Ses voyages en Europe et en Australie l’ont souvent inspiré dans ses représentations de la nature et des paysages. Mais paradoxalement, la série qui comprend le plus grand nombre de pièces est consacrée à un continent dont il rêve sans l’avoir encore visité. Plusieurs de ses tableaux évoquent en effet le continent africain, par des silhouettes découpées en ombres chinoises sur un fond de braise solaire. La plupart des tableaux sont figuratifs, représentant souvent des thèmes naturels : paysage, coquillages, fleurs, végétation, etc.
Aquarelles, acrylique, collages, peinture au couteau, les techniques sont variées et montrent des prédispositions pour le paysagisme et la nature morte. Aussi est-on frappé par deux démarches très différentes qui consistent dans certains cas à simplifier les lignes et réduire la palette à deux couleurs, et dans d’autres à proposer des ensembles très riches et nuancés au point de sembler surchargés. Cette exposition témoigne des aptitudes de son auteur, avec aussi des filiations assez simples à retracer, mais il serait intéressant à l’avenir de voir Warry Maudhub mûrir ses choix personnels et approfondir son propos.