Alors que la majorité se dit en faveur d’un protocole d’accord avec SOS Patrimoine en vue de rénover l’hôtel de ville de Curepipe, pour l’opposition, il est  « hors de question d’accepter ce protocole ». Selon elle, il est primordial que la mairie de Curepipe étudie les opportunités offertes par les Administrations régionales avant de recourir à des organisations non gouvernementales pour ces travaux.
L’opposition dit veiller à ce que les démarches concernant la rénovation de l’hôtel de ville de Curepipe soient effectuées dans le respect de la loi. Bien que le maire de Curepipe, Mario Bienvenu, espère rénover « gratuitement » le bâtiment abritant la salle des fêtes, Ananda Rajoo, chef de file des mauves à Curepipe s’oppose à cette idée. « Il convient d’abord d’adresser une lettre au ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée, afin de lui demander si ce projet bénéficiera du soutien financier du gouvernement et comment les autorités compétentes peuvent-elles y apporter leur aide », estime-t-il.
Ainsi, les conseillers MMM/MSM, siégeant à Curepipe, se sont formellement opposés à un protocole d’accord vendredi à la réunion du Conseil. « Bien qu’une étude pour sauver l’hôtel de ville a été annoncée, la démarche de la municipalité n’est pas justifiée », explique Ananda Rajoo. Les conseils d’un Legal Adviser sont souhaités sur ce dossier. Par ailleurs malgré le soutien de l’ONG SOS Patrimoine à ce projet, l’opposition se demande « à quoi cela sert-il d’avoir un plan lorsqu’on n’a pas d’argent ? »
En janvier, un rapport « défavorable » du département Welfare avait souligné l’état vétuste de l’hôtel de ville de Curepipe.