Les lumières de Curepipe sont braquées sur un seul homme: Eric Guimbeau, leader du MMSD. Après avoir été la hantise des deux principales alliances: PTr/PMSD et Remake 2000, aux dernières municipales à Curepipe, dimanche dernier, le MMSD est maintenant un parti convoité. Avec 7 candidats élus, les mauves qui rêvaient de reprendre le contrôle de la ville aux côtés du MSM, sont passés près de leur objectif. Les rouges et bleus, qui comptent le même nombre de conseillers fraîchement élus, perdent leur assises à Curepipe, ville mauve avant 2010. Au milieu, un homme: Mario Bienvenu, poulain d’Eric Guimbeau, élu avec 2060 votes au Ward 4. Conclusion, qu’il s’allie au PTr/PMSD ou au Remake 2000, Guimbeau sera le… bienvenu dans les deux camps! Il déterminera la couleur de la ville.
Qui va contrôler la ville de Curepipe? Une semaine après les élections municipales, la question reste d’actualité. Avec un nombre égal (7) de conseillers des deux principaux blocs et un élu du MMSD, la configuration à Curepipe est inédite et pose problème. Alors que les deux alliances, PTr/PMSD et le Remake 2000, bercent le rêve de gérer la ville lumière, il revient à un homme de trancher. Sa voix sera plus que jamais déterminante puisqu’elle pourrait faire pencher la balance en faveur d’une alliance. L’élection du prochain maire, sans le recours à d’autres alternatives – dont par tirage au sort – préconisés par la New Local Government Act, pourrait ainsi se faire lors du premier Conseil, lequel est appelé à siéger sous la présidence de Hans Marguerite (MMM/MSM) dans les jours à venir. Cet homme, Eric Guimbeau, peut se targuer d’être le leader politique le plus convoité du moment. Si d’aucuns pensaient qu’il aurait annoncé sa préférence pour un tandem ou l’autre, vendredi dernier, lors de sa conférence de presse à Curepipe, plus subtil et stratégique, Eric Guimbeau ne s’est pas prononcé. En proposant le soutien du MMSD à l’alliance qui accepterait ses conditions – Mario Bienvenu comme maire –, Eric Guimbeau se fait désirer et s’offre le luxe de mesurer son bargaining power. Si le PM et leader du PTr, Navin Ramgoolam, s’est dit prêt à soutenir le MMSD à condition que le siège de l’adjoint-maire soit attribué à un élu rouge, en revanche, à hier, Paul Bérenger, le leader du MMM, n’était pas disposé à faire preuve de la même flexibilité que le PTr. Les mauves ainsi que le MSM veulent poursuivre le dialogue, et ce, malgré un premier appel lancé en direction du MMSD et resté sans réponse.