La Private Secondary Education Authority (PSEA) veut appliquer l’Occupational Safety & Health Act 2005 aux écoles. La question a été abordée officiellement avec les représentants de la Fédération des collèges privés lors d’une réunion récemment.

Ces derniers ne contestent pas les mesures de sécurité préconisées dans cette loi, sauf que cette législation, ont-ils fait remarquer, ne concerne que les employés et ne tient aucunement compte des réalités du monde scolaire, où les élèves sont beaucoup plus exposés aux “hasard risks”.

La PSEA, qui n’y avait pas pensé, est d’accord avec une proposition des managers pour avoir plutôt un règlement de Health & Safety spécifique pour les écoles tout en respectant l’esprit de la loi en vigueur.

L’Occupational Safety & Health Act 2005, promulguée en 2007, fait mention entre autres de la présence obligatoire d’un Safety and Health Officer dans toute entreprise ayant de 100 à 500 employés et dont la principale fonction est « to promote the safe conduct of work ».

Ce Safety and Health Officer doit veiller à la mise en application des dispositions de la loi. La législation recommande aussi la mise sur pied d’un Safety and Health Committee dans le cas d’une entreprise comptant 50 employés ou plus. Ce n’est que récemment, soit dix ans après l’introduction de l’Occupational Safety & Health Act, que la PSEA a commencé à brandir la législation en direction des collèges subventionnés. Elle avait organisé un atelier de travail sur la question durant les dernières vacances scolaires.

Selon nos informations, la PSEA voudrait aller vite avec son idée. Actuellement, on dénombre environ 90 collèges privés subventionnés, mais une quinzaine seulement ont plus de 100 employés (enseignants, personnel administratif et autres) tandis que les autres ont entre 50 et 75 employés. « Une école ne fonctionne pas comme une usine et nous l’avons fait comprendre à la direction de la PSEA lors de cette réunion. Cette loi n’est pas acceptable pour les écoles », disent les participants de cette réunion avant-hier.

« On a fait remarquer aux responsables de cet organisme que l’Occupational Safety & Health Act 2005 concerne surtout la sécurité des travailleurs et qu’il n’y a rien dans cette loi relative aux élèves. On ne peut avoir une loi qui ne tient compte que de la sécurité des employés et laisse de côté 600 humains qui courent dans tous les sens lors de la récréation et qui sont exposés à toutes sortes de risques.

La direction de la PSEA a admis qu’elle n’y avait pas pensé », ajoutent nos interlocuteurs. Ce qui agace aussi les responsables des collèges privés est le flou entourant le financement pour la mise en place d’un service Health and Safety.

Selon la loi, le recrutement du personnel nécessaire est en effet à la charge de l’employeur. Or, les managers des collèges privés soulignent que, dans le cadre de la gratuité de l’éducation secondaire, toutes les dépenses pour le fonctionnement des écoles, selon un accord, sont payées par le gouvernement. « Nous avons soulevé la question avant-hier et la PSEA n’est pas en mesure de nous dire si elle déboursera pour le recrutement d’un Health & Safety Officer », expliquent des dirigeants de la fédération. « Nous avons suggéré alors à la PSEA de recruter elle-même un certain nombre de Health & Safety Officers, qu’elle enverra ensuite dans les écoles », dit encore l’un d’eux.

Les directeurs de collèges ne nient pas le fait que les travaux pratiques en laboratoire, en particulier ceux pour les matières scientifiques, peuvent présenter certains risques en raison de l’utilisation de produits chimiques.

À ce sujet, ils affirment que des mesures de précaution sont déjà de mise tout en reconnaissant qu’un renforcement des mesures ne serait pas de trop. « Il faut protéger à la fois le personnel et les élèves. Nous avons dit à la PSEA de venir avec un nouveau “set of rules” pour le Health & Safety spécifiquement pour les écoles, et ils sont d’accord avec notre proposition», affirment les dirigeants de la Fédération des manager