À peine rentrée de l’Érythrée où elle a disputé une campagne fructueuse (deux médailles de bronze), Aurélie Halbwachs a déjà le regard tourné vers Londres et les JO. Alors qu’elle espérait rentrer au pays avec une qualification olympique en poche, la voilà obligée de voyager afin de disputer le maximum de courses labellisées UCI pour espérer grignoter quelques places et atterrir dans le Top 100 mondial, ce qui lui ouvrirait les portes de Londres.
Pour cela, la solution : disputer des courses en Europe. « C’est plus facile. Ils ont plus de courses UCI », explique-t-elle. Par contre, elle n’a pas tout son temps. « Je dois arriver dans le Top 100 mondial au plus tard le 31 mai 2012. Après, ce sera trop tard », lance-t-elle.
Actuellement 110e mondiale, il ne lui manque pas beaucoup de points pour remonter dans le classement qui semble prendre en compte ses récentes performances aux championnats d’Afrique en Érythrée. « Mais ça dépend d’autre chose et d’autres filles aussi. Mais, personnellement, j’ai besoin de cinq ou dix points pour entrer dans le Top 100. »
Pour espérer aller vers la qualification olympique, elle a besoin de solutions. Et la meilleure est de se rendre en Europe l’année prochaine. Là, elle se retrouve devant deux propositions. « Une venant d’une équipe espagnole, l’autre française. » Mais pour l’instant, la solution privilégiée semble la France, où elle a déjà remporté une manche de Coupe de France sous les couleurs du MCF 82.
« Ce sera plus facile pour moi, déjà pour la langue, puis, il y a mon coach Bertrand Carabin qui sera plus près. » Mais encore ? « De plus, l’équipe pourra bouger vers d’autres pays, comme la Belgique. Si je suis en forme, je vais tout faire pour grignoter quelques places, sinon, je vais aider le leader de l’équipe », soutient Aurélie Halbwachs.
Il lui faudra aussi espérer que la condition physique soit là. « D’ailleurs, je vais cibler les courses importantes et construire mon calendrier en fonction. De plus, avec les courses en Belgique, en France ou même avec celles de la Coupe du Monde, ça me fera un calendrier chargé. »
Revenant sur sa performance à Amsara, la cycliste dit n’en conserver aucun regret. « Avec deux médailles de bronze, c’est déjà bien, surtout que les deux filles devant moi sont des professionnelles », souligne-t-elle. Pourtant, elle était seule contre l’armada sud-africaine et, de l’autre, les Érythréennes qui se voyaient bien émuler leurs homologues masculins.
« Avec l’apparition de ces filles, le niveau était encore plus élevé. Elles étaient tout le temps présentes pendant la course. Les Sud-Africaines avaient fait toute la saison en Europe. Quand je repense à tout ça, je suis satisfaite de mes deux médailles de bronze », souligne la cycliste.
Et quel regarde jette-t-elle sur les récents championnats ? « A mon avis, c’était les championnats les plus relevés. J’ai beaucoup souffert. Et ça se voit que le niveau a évolué. »