Il n’y aura finalement pas de sélection mauricienne aux championnats d’Afrique de cyclisme, en novembre prochain, en Égypte. La décision a été communiquée aux présidents de clubs en début de semaine.
Les raisons de l’absence de Maurice tiennent en un mot : la sécurité. En effet, l’Égypte est, depuis juillet dernier, le théâtre d’affrontements entre factions politiques. Ce qui a fait que le comité directeur de la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC) a étudié la question sous tous les angles avant de prendre la décision de n’envoyer personne au rendez-vous africain.
« Nous avons étudié la question de la présence des Mauriciens dès que nous avons pris connaissance des tensions qui régnaient en Égypte », admet Hervé Flore, président de la FMC.
Mais avant d’annoncer officiellement son désistement de cette compétition africaine, la FMC a voulu obtenir, début septembre, des garanties de la Confédération africaine de cyclisme (CAC). Ces questions portaient sur la sécurité entourant l’événement.
Dans une réponse adressée à la Fédération, la CAC, à travers son président, Wagi Azzam, s’est voulu rassurante. Déjà, c’est la ville de Sharm el Sheik, à plusieurs centaines de kilomètres du Caire, qui accueillera la compétition.
Mais la FMC ne veut pas prendre de risques avec la sécurité de ses licenciés. « Si un accident se produit, on va se retrouver avec des soucis sur les bras », poursuit Hervé Flore. D’autant que l’ambassade de Maurice en Égypte a été fermée depuis le début des hostilités. « Ce sont des risques que nous ne pouvons prendre. Même si la sécurité sera assurée, il existe toujours des risques », continue Hervé Flore.
C’est donc la première des neuf éditions des championnats d’Afrique de cyclisme que Maurice va rater. En effet, depuis la création de cette compétition continentale, les cyclistes mauriciens ont toujours répondu à l’appel de l’organisation, même si le pays était parfois représenté par un seul concurrent. « C’est avec beaucoup de regrets que nous avons pris une telle décision. Mais il faut être réaliste », souligne Hervé Flore.
Cependant, la question maintenant est de savoir si la FMC va changer d’avis. Selon le président, il existe une petite possibilité en cas d’apaisement total en Égypte. Mais, prévient-il, là encore, ce sera sujet à discussions. « Nous avons une réunion du comité directeur la semaine prochaine. Mais à mon avis, la question est définitivement close. »
Pour rappel, la décision de ne pas envoyer de coureurs en Égypte date de juillet dernier. Mais la FMC avait espéré un apaisement des tensions qui règnent au pays des Pharaons. « Nous ne pouvons nous reposer sur les garanties. Dans un climat pareil, tout peut arriver. Et il y a des risques que nous ne pouvons prendre. »