Après l’épreuve par équipes, place ce mardi matin au contre-la-montre individuel, où les coureurs mauriciens et étrangers devront batailler contre le vent pour venir à bout des 19,2 km à Côte d’Or.

Les regards seront définitivement tournés vers la sélection mauricienne, récemment victorieuse du contre-la-montre individuel. Christopher Lagane, du haut de ses 21 ans, porte à lui seul une grosse partie de la pression, d’autant que les Réunionnais veulent conserver la mainmise sur l’épreuve chronométrée.

Le succès d’Emmanuel Chamand en 2015 semble avoir donné des idées à Arthur Vatel, candidat désigné de la sélection réunionnaise pour les Jeux. Mais a-t-il seulement les jambes pour aller chercher la victoire ? Dans le clan mauricien, on s’attend à une victoire sans appel des coureurs locaux.

Christopher Lagane, grand favori, parle de la pression. « On a bien démarré. Maintenant, il y a la pression autour de nous. » Son frère aîné, Grégory, ne sera pas forcément attendu au tournant. « On a gagné le chrono par équipes. On le voulait celui-là. » Et le chrono individuel ? « Je n’ai pas d’objectif particulier. Je ferai de mon mieux, tout simplement. »

Dylan Redy, autre médaillé d’or au chrono par équipes, y pense, contrairement à Grégory Lagane. « On s’est préparé pour cela. Donc, on a des visées là-dessus. » En a-t-il lui ? « Oui. J’aimerais bien faire un podium. Je ne sais pas quelle place, mais je vise quelque chose. »

Les Réunionnais, eux, sont dans une autre dynamique. Il est temps de panser les blessures et de regarder vers la course individuelle. S’ils ont eu des regrets samedi matin, ils ne l’ont pas montré, comme le disait le réserviste Jean-Denis Armand. « On ne peut pas en avoir. Maurice a été plus forte que nous. Il y a quatre ans, on a gagné chez nous », rappelle-t-il.
Donc, entre Maurice et La Réunion, le contre-la-montre, qu’il soit individuel ou par équipes, a toujours été une année à toi, une année à moi. La course en elle-même sera longue de seulement 19,2 km, soit la moitié du contre-la-montre par équipes. À qui le tour, cette fois ?