À 10 jours du Tour de Maurice, les coureurs seront conviés à un week-end de course, histoire de se mettre en jambes. Après un saut dans l’Ouest pour gravir en deux occasions les pentes de Chamarel, les voilà qui se rendront dans le Nord pour deux jours. Détails d’avant-course.
Samedi, un petit parcours, sur des airs de mise en jambes, organisé par le Péreybère Sports Club (PSC). Une course toutes catégories en circuit, sur le trajet compris entre le rond-point de Triolet et Solitude, à parcourir cinq fois.
A priori, une arrivée pour les sprinteurs, donc, sur ce parcours assez venteux. Et là, qui pourrait venir lever les bras à l’issue des 64,5 km ? Steward Pharmasse ? Mike Chong Chin ? Anthony Laurent ?
Des questions qui ne trouveront de réponses que ce samedi, le cyclisme n’étant pas une science exacte, surtout en ce moment. Et si c’était le VCJCC-Bank One ? Techniquement parlant, c’est l’équipe la plus complète. Les bosses à Yannick Lincoln. le plat à Arnaud de Commarmond, les relances à Sébastien Tyack ou à Fabien Halbwachs : les choses semblent toutes trouvées.
Mais derrière, il y a les gars du VCP.L’équipe, si l’on excèpte Mike Chong Chin, est relativement jeune. Anthony Laurent a déjà prouvé qu’il peut porter le poids sur ses jeunes épaules. Sébastien Espiègle par contre, manque un peu de jus.
Et les autres dans tout ça ? Les autres formations devraient, à priori, se laisser porter par le ryhtme imprimé avant de tenter de tirer leur épingle du jeu. Michael Khedoo, vainqueur de la Dry Cleaning Challenge, veut montrer que son coup d’éclat n’est pas feu de paille.
Quant au BRSC-Isostar, la formation a retrouvé ses plus valeureux coureurs, avec Gabriel Mayer et Grégory Piat entre autres, qui couplés à Steward Pharmasse, peuvent faire la différence.
Dimanche matin, retour dans le Nord, avec le Grand Prix de l’UCRH. Le départ sera donné au stade Anjalay, à 8 heures. Et contrairement à la course d’aujourd’hui, celle-là se gagnera à l’usure. Le contexte sera similaire à celui de la veille, avec comme différence une plus grande distance à parcourir.
Explications : 75 km, ça passe vite ou lentement, dépendant d’un point de vue. Pourquoi ? Si l’échappée s’en va tôt, le peloton derrière aura deux choix : passer en mode attente ou en mode croisière.
Et c’est là que ça risque de faire mal. Pour l’échappée, le prix sera lourd, surtout si l’arrivée se joue au sprint. Mais encore ! A moins d’un exploit, on voit mal un club réaliser un doublé.
Par contre, le parcours est propice à la création d’échappée. Dès la première difficulté — à Forbach, avec un vent de face — on devrait avoir droit à un premier écrémage.
Au retour, c’est la route côtière, avec son vent de côté, qui attend les coureurs. A priori, celui qui aura tout anticipé, dans les moindres détails, sera couronné. Dans un contexte d’avant-Tour, toute victoire est bonne à prendre.
Ces deux courses seront l’occasion pour les suiveurs et les observateuurs de se faire une idée de la forme des coureurs. Et les surprises pourraient être au rendez-vous…