À peine rentrée de France, où elle a couru sous les couleurs de la formation Vienne-Futuroscope, la cycliste Aurélie Halbwachs, qui a des visées sur la ligne de départ de la course en ligne des JO de Londres, mettra le cap vers le milieu du mois sur l’Afrique du Sud où elle disputera sa dernière chance de qualification pour le rendez-vous du mois de juillet.
Dans sa quête d’une qualification olympique, elle a réussi à rallier trois de ses coéquipières à Vienne-Futuroscope autour d’elle. Il s’agit de l’Australienne Carlee Taylor, de l’Autrichienne Andrea Graus et de la Française Emmanuelle Merlot. Couplée à cette belle brochette de cyclistes, on retrouve sa camarade Yolandi du Toit dans l’attente d’une réponse définitive. « Elle est déjà avec une équipe UCI. Mais j’espère vraiment qu’elle pourra être de la partie », souligne Aurélie Halbwachs.
Ce Tour, baptisé le Tour de Free State, se tiendra sur quatre étapes entre le 23 et le 28 mai prochains. Pour la première édition, plusieurs grosses pointures féminines du cyclisme mondial sont attendues, dont la Suédoise Emma Johansson, troisième au classement UCI. « C’est dire que le niveau sera relevé. L’équipe de Johansson compte parmi les meilleures mondiales », indique Aurélie Halbwachs.
Dans sa quête d’un billet pour Londres, cette dernière a bénéficié de l’aide du Comité olympique mauricien (COM). « Ils avaient voté un budget pour aider les athlètes. J’ai présenté mon projet et ils l’ont approuvé. Je dois leur dire merci, ainsi qu’au CIO pour permettre aux Mauriciens d’atteindre des objectifs. »
Revenant sur son passage sur les routes européennes, elle dira qu’elle tire beaucoup de satisfactions. D’ailleurs, passer du temps en équipe pro lui a permis de comprendre le fonctionnement d’une telle structure. « Au Gracia Orlova, en République Tchèque, nous avons travaillé pour les filles qui étaient mieux. » Et Audrey Cordon termine 10e au général. « C’était un motif de satisfaction pour toute l’équipe. »
Au classement général, elle était loin des meilleures. Mais n’empêche qu’elle se dit satisfaite. « Je pense que je suis 40e ou 41e au général. À la dernière étape, je fais beaucoup mieux. Je termine 19e. »
Finalement, cette course vient s’ajouter aux bons souvenirs. « Je suis malgré tout contente de la course et du niveau. C’est difficile d’avoir le même niveau que les filles qui ne font que ça. »
Même si l’essai a été concluant, elle ne se dit pas tentée pour recommencer l’aventure à nouveau, et ce, pour diverses raisons. « Dans un premier temps, à Maurice, c’est compliqué. Il faut gérer le boulot et le vélo. Il faut bien travailler. » Mais il y a aussi d’autres raisons. « Le niveau est très élevé. On doit seulement se concentrer sur le vélo. »
Au Tour de Free State, elle devra composer avec toutes les autres prétendantes à un ticket pour les JO. Elle n’est qu’à 500 km de la ligne de départ de la course en ligne.