Après le Tour de France en 2009, l’unique commissaire international de Maurice, Jean-François Camoin, se rendra au Tour d’Italie en mai prochain. Il a été retenu par l’Union cycliste internationale (UCI) pour officier lors du Giro 2013, qui se tiendra du 4 au 26 mai.
En 2009, Jean-François Camoin était appelé par l’UCI pour officier au Tour de France. « C’est l’une des plus belles expériences de ma carrière », avance le commissaire. Mais avant de poser ses valises en Italie, il ira officier dans deux autres courses du World Tour. Il a ainsi été appelé pour être commissaire sur le Tour Méditerranéen, dans le sud de la France, en février. Puis, retour à Maurice jusqu’au mois d’avril. Il ira à ce moment au Tour des Philippines.
En mai, ce sera le grand moment. « Aller au Tour d’Italie, c’est vraiment quelque chose. » D’ailleurs, se maintenir dans la listes des commissaires du World Tour est déjà un exploit. « Je suis très content d’être resté parmi les meilleurs mondiaux. » En fait, c’est lors d’un séminaire au siège de l’UCI, à Aigle, en Suisse, qu’il apprend qu’il fait partie des élus.
« Je vais retrouver quatre commissaires de la même promotion que moi », sourit-il. Accepté en tant que commissaire international en 2003, il a été un peu partout dans le monde. Sa carrière a commencé avec le Tour du Faso, en Afrique, en 2005. Depuis, il a été appelé régulièrement sur les grandes courses.
En 2007, il commence son ascension. Il est appelé à officier au Tour du Langkawi, puis aux Mondiaux de Stuggart. En 2009, c’est la consécration. Il est retenu pour faire partie des juges qui officieront sur le Tour de France. Auparavant, il a roulé sa bosse au Chong Ming Island, une course féminine très prisée en Chine, ou au Tour de Chang Kai Lake. « J’ai fait le Tour du Maroc et le Tour du Cameroun. Le Maroc a proposé une course de 2.2 sur l’échelle de difficulté de l’UCI », rappelle-t-il.
À 43 ans, il fait partie de la nouvelle génération de commissaires. « Il y a les anciens qui partent à la retraite. Donc, les jeunes sont appelés à les remplacer. » Mais il est courant que certains juges, européens surtout, se retrouvent avec un calendrier comptant six ou sept courses par an. « En Europe, c’est plus facile. Ils ont plus de vacances. » Mais comment explique-t-il la différence ? « J’ai droit à trois courses internationales. Il y a en d’autre qui n’en ont que deux par an. »
Pourtant, en tant que commissaire international, il a un regard sur la formation des juges de courses à Maurice. Même si on ne l’a pas trop souvent vu l’année dernière, il a malgré tout tenu à être présent sur le Tour de Maurice, en tant que chronométreur. « J’ai surtout eu la chance d’officier sur les grandes courses. Mais j’estime aussi qu’il est temps de laisser la chance aux autres. Je vais aider à la formation des gens et j’aurais aimé qu’ils arrivent à s’exprimer. »
Après avoir officié au Tour de France, Jean-François Camoin s’apprête à vivre une autre grande expérience. De ce côté, il a déjà été servi. Il ne lui reste qu’une course pour boucler la boucle. « La Vuelta, c’est tout ce qui manque à mon palmarès », rigole-t-il. Alors, il pourra dire qu’il aura fait les trois Grands Tours.