La cycliste mauricienne Kimberley Lecourt souhaite se rendre en Italie vers la fin du mois de juillet pour disputer les championnats du monde de cyclisme sur route. Ensuite, elle compte se rendre en Afrique du Sud en août pour les championnats du monde de VTT. Des souhaits qu’elle espère concrétiser grâce à l’aide de sponsors dont elle est actuellement à la recherche.
À seulement 17 ans, la cycliste voit les choses en grand. Adepte de l’offroad et du bitume, elle ne saurait choisir entre le VTT et le cyclisme sur route. « À un moment, j’ai été à fond dans le VTT, puis j’ai fait une chute. Sur la route, de l’autre côté, il y a les risques », avance Kimberley Lecourt. Or, si elle ne sait pas quoi choisir, elle fera les deux disciplines. Dans un premier temps, elle ira en Italie pour disputer les championnats du monde fin septembre. « C’est un objectif de la saison. Certes, il faudra aller voir le niveau. Mais je n’ai jamais fait de compétition sur route à cet échelon et l’expérience à engranger sera intéressante. »
Ce qui la pousse à demander de l’aide aux firmes privées. « Je n’ai pas les moyens pour me payer le billet d’avion pour l’Italie. Alors, je lance un appel aux éventuels sponsors pour m’aider. » Pourtant, elle s’avance dans l’inconnu. « Je n’ai jamais fait de compétition sur route. Et toute expérience est bonne à prendre », dit-elle. Pour son périple en Italie, elle a bénéficié de l’aide de la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC), à qui elle dit « un grand merci. » « Je sais que leur budget est assez restreint. Mais ils m’ont quand même aidée. »
Puis, elle ira poser ses valises en Afrique du Sud, le temps des mondiaux de VTT. L’objectif est tout autre. « S’il y a une chance à saisir, alors, je la saisirai. » Pour aller participer aux championnats du monde de VTT, elle a déjà trouvé un sponsor. « Le budget est bouclé. » Revenant sur sa saison africaine qui l’a vu prendre la quatrième place aux championnats continentaux, elle souligne ne pas avoir de regrets. « À un moment j’étais deuxième. Puis je fais une chute. Qui sait ce qui se serait passé si je n’étais pas tombée ? »
Pourtant, celle qui va concourir chez les juniors filles aux mondiaux sur route n’a pas froid aux yeux. Habituée à rouler contre des garçons, elle a su se faire respecter avec le temps. « Je pense que c’est mieux. Je suis la seule fille du peloton des cadets. » Ce qui, parfois, la pousse à avoir le moral un peu en berne « quand on me dit que j’ai mal roulé, ou quand je rate une course. Mais après, je me dis que je dois encore progresser. » Et depuis le temps — quatre ans — dans le peloton, elle est désormais habituée à cette situation. « Quand je m’entraîne, c’est pour être meilleure que les garçons. »
Et pour prouver qu’elle peut ramener une mention très bien lors de ses déplacements, elle évoque une compétition à laquelle elle avait participé l’année dernière. « J’avais battu les Sud-Africaines qui avaient fait les podiums aux championnats d’Afrique. C’est une des performances dont je suis la plus fière. Et moi, j’étais encore cadette. »
Dans cinq ans, elle souhaite se retrouver sur les lignes de départ des plus prestigieuses compétitions. « Je souhaite devenir professionnelle et aller disputer les Jeux Olympiques et les Jeux du Commonwealth. » Bien que le rêve soit assez difficile à concrétiser, elle l’a déjà touché du doigt, avec une pige l’année dernière au sein de la team Gibbs, une formation professionnelle de VTT en Afrique du Sud. « C’était une bonne expérience. C’est pour cela que je voudrais bien la renouveler. » La quête ne fait donc que commencer.