Trois membres démissionnaires de la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC), Lawrence Wong, Jean-Philippe Lagane et Norbert Froget, ainsi que Caroline Le Blanc, ont rencontré la presse à Port-Louis lundi dans le but d’expliquer leur démarche. S’ils soutiennent surtout que leur action n’a rien de prémédité, ils souhaitent par contre que tous les clubs soient représentés au sein du comité directeur de la FMC.
Les contestataires se défendent d’avoir orchestré une série de démissions afin d’ébranler la structure. Au contraire, disent-ils, ils ont à coeur l’intérêt de la discipline. « Les récentes réunions que nous avons eues avec le ministre de la Jeunesse et des Sports a permis d’éclaircir plusieurs points », explique Jean-Philippe Lagane, qui s’est fait le porte-parole du groupe.
D’ailleurs, les contestataires souhaitent avant tout que tous les clubs de Maurice — dix au total — soient représentés au sein du comité directeur. « Nous ne voulons laisser personne en dehors. Au contraire, nous voulons que tous les clubs soient représentés au sein du comité directeur », argue-t-il.
Ainsi, une dérogation spéciale sera recherchée auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports afin de permettre à tous les clubs enregistrés auprès de la FMC de déléguer un candidat. « D’une part, cela permettra à tous les clubs d’être représentés au sein du comité directeur. Il y a dix clubs à Maurice, et la Sports Act précise qu’il faut entre sept et dix membres pour constituer un comité. D’autre part, cela évitera une trop forte représentativité des clubs au sein de la FMC », avance-t-il encore.
Cependant, le groupe dit avoir rejeté la demande de remplacement des membres démissionnaires « pour une question d’éthique, d’élégance, de moralité et de responsabilité vis-à-vis de tous ceux qui appellent à un changement et une nouvelle orientation du cyclisme local. On ne peut se cacher derrière les règlements internes pour faire un pied de nez à la démocratie ».
Mais, précisent-ils, ils ne veulent pas utiliser le dernier recours — une injonction en cour — pour contrer l’assemblée générale spéciale prévue le 29 juin prochain. « Nous faisons appel au bon sens des uns et des autres, car, dans les circonstances actuelles, toute disposition légale n’est certainement pas la bienvenue », rappellent-ils.
Ils ont également un projet à plusieurs niveaux, « de la formation à l’encadrement technique, jusqu’à la préparation de notre élite face aux grands rendez-vous, locaux, régionaux et internationaux ». Le groupe de contestataires se dit d’ailleurs prêt à reprendre les rênes du cyclisme local. « Il nous faut être justes envers toute la communauté des coureurs et rassurer tout le monde qu’une nouvelle équipe mérite sa chance de pouvoir donner une nouvelle impulsion à cette discipline ».
À l’heure des questions, le plus important était de savoir comment le Comité olympique mauricien (COM) voyait la situation. « Cela fait plaisir de voir que le COM fait son travail et suit la situation de près », a souligné Norbert Froget.
La question de la démission des membres a également été abordée. Ainsi, les démissionnaires n’ont jamais prémédité leur action. « Si c’était le cas, nous serions partis en même temps », avancent-ils. Ils rappellent le but de leur démarche. « Nous ne voulons pas diriger le cyclisme, mais nous voulons simplement le relancer », ont-ils conclu.