L’Italien Maurizio Fondriest, champion du monde de cyclisme en 1988, sera à Maurice à partir de demain dans le cadre d’une campagne promotionnelle autour de sa marque, Fondriest Bici. Il séjournera à l’hôtel Ambre pendant six jours.
Son calendrier d’activités s’annonce chargé. En effet, dimanche, après quelques jours de soleil, l’ancien cycliste italien sera au départ d’une course entre Quatre Cocos et Beau Champ, sur 35 km, en aller-retour.
Selon le programme établi, le coureur rencontrera les jeunes de l’équipe cycliste du Faucon Flacq CC ainsi que les sociétaires du Centre national de Formation de cyclisme (CNFC). On annonce aussi que Jacky Durand, ancien professionnel, sera parmi les invités à la journée de dimanche. Il devrait également offrir des équipements aux coureurs de la région est du pays.
Bien qu’il ait été champion du monde à une époque assez lointaine, Maurizio Fondriest n’est pas un inconnu à Maurice. Il y compte quelques fans. Sa marque de vélos, Fondriest Bici, a déjà fait une apparition dans le peloton. Hugo Caëtane avait remporté, en 2008, son premier titre de champion de Maurice sur un vélo Fondriest.
Le palmarès de l’Italien, sans rejoindre celui d’un Gino Bartali ou d’un Fausto Coppi, n’en est pas moins éloquent. Son plus grand exploit est le titre de champion du monde acquis en 1988 à Renaix aux Pays-Bas. Loin de s’endormir sur ses lauriers, il se fixe de nouveaux exploits. Mais il ne sera pas couronné du succès escompté. En 1989 et 1990, il passe chez Del Tongo, où il ne confirme pas les espoirs placés en lui.
Après son premier passage à vide, il signe chez les Néerlandais de Panasonic. Là encore, hormis une victoire en Coupe du Monde UCI, il n’ajoute pas d’autre ligne à son palmarès. Mais en 1993, il signe chez la Lampre. En sept mois, il bâtit l’essentiel de son palmarès. Il remporte notamment Tirreno-Adriatico et le Grand Prix du Midi libre. Dans le même souffle, il s’offre deux classiques, Milan-San Remo et la Flèche Wallone.
Il signera par ailleurs deux victoires dans le Giro, ce qui lui permettra de prendre une huitième place au général en 1993. Après deux ans à la Lampre, il passe chez Roslotto pour un an. Il signe son dernier contrat pro chez les Français de Cofidis.
Il compte quatre participations au Tour d’Italie, quatre autres au Tour de France et seulement deux au Tour d’Espagne. Il n’a pas connu le même succès sur le Tour de France. Mais il y signe toutefois une 15e place en 1991. La Vuelta, cependant, ne lui réussit pas du tout. En 1997, il sera 46e. En 1998, il abandonnera au cours de la 10e étape.