Alors qu’il devait déjà avoir posé ses valises en France, Hugo Caëtane se retrouve confronté à un problème de release. Son club actuel, l’Union cycliste de Rose-Hill (UCRH), ne lui a pas accordé de permission pour se trouver un autre club. D’où sa présence à Maurice.
Pour qu’il puisse obtenir son release, il lui aurait fallu faire la demande avant le 10 décembre dernier. « En fait, la date limite pour les transferts est le 30 décembre. Mais nous avons choisi d’instaurer la limite avant pour éviter toute confusion », explique Bernard Olivier, président de l’UCRH.
Mais il va plus loin en disant que la question a été abordée au cours de la réunion avec les coureurs, tenue le 5 décembre dernier. « Il n’était pas présent », précise le président du club rose-hillien. De plus, toute demande de transfert doit stipuler le nom du club que le coureur souhaite intégrer. « Or, ce n’était pas écrit non plus », se défend encore Bernard Olivier.
D’ailleurs, l’UCRH a fait parvenir à Hugo Caëtane un courriel le 6 mars pour lui faire part de sa décision de ne pas lui accorder son release en citant les deux raisons, soit le nom du club que le coureur souhaite rejoindre et la demande survenue après la date limite.
De son côté, Hugo Caëtane veut en finir. D’autant qu’il aurait déjà dû se trouver en France à l’heure actuelle. Mais ce petit problème l’en empêchant, il doit attendre de trouver une solution. « J’ai déjà des options devant moi. Mais pour l’instant, sans le release, je ne peux pas avancer. » D’autant que son attestation d’hébergement n’est pas encore arrivée. « J’ai discuté avec mon ami Florent Horeau et il m’a donné l’assurance que ce serait fait d’ici à la fin de la semaine. »
Mais ce qui décourage le coureur, c’est qu’il n’ait pas eu de release de son club. « Aller en France était un objectif pour moi. Mais je me demande maintenant si je pourrai y aller. Si je n’ai pas de release, je ne pourrai avoir de licence ailleurs », déclare le coureur.
Même si les choses ne fonctionnent pas comme il le souhaite, il veut garder espoir. « Il se peut qu’on arrive à une solution. Je vais voir avec la Fédération mauricienne de cyclisme si on peut trouver un terrain d’entente et à quel recours je pourrai avoir », soutient le coureur, double champion de Maurice sur route.
Du côté de l’UCRH, on pense aussi à une solution, sans toutefois vraiment y croire. « Il y a bien une solution. Mais c’est une question à débattre en club. Je ne peux pas prendre de décision seul », conclut Bernard Olivier.