Le Tour de Maurice cycliste a pris fin avec la victoire au général du Mauricien Yannick Lincoln. Pendant une semaine, plusieurs détails ont retenu l’attention. Du quatrième sacre de Yannick Lincoln au fair-play de Willie Smit, en passant par l’arrivée de la dernière étape, voici un petit rappel des moments ou événements à retenir ou à oublier.
À retenir
Le quatrième sacre de Yannick Lincoln
En remportant sa quatrième victoire sur le Tour de Maurice, Yannick Lincoln est entré de plain-pied au Panthéon du cyclisme mauricien. Bien que relégué à 29 secondes après la première étape, il n’a jamais paniqué. Sa démonstration dans les lacets de Chamarel montre qu’il a fait la course parfaite, gérant son effort jusqu’au bout.
La victoire d’étape d’Anthony Laurent
Quand il avait remporté son premier succès chez les cadets, Anthony Laurent, 19 ans, était loin de se douter que son parcours cycliste allait être couronné d’autant de succès. En remportant la troisième étape du Tour de Maurice à Curepipe, il a démontré que la formation est un élément nécessaire à l’épanouissement du sportif. Mieux : il donne au Centre national de formation de cyclisme ses lettres de noblesse.
La sixième place de Gabriel Mayer
Un jeune à la sixième place, il faut le faire. À à peine 17 ans, Gabriel Mayer marque le Tour à sa façon. L’élève de Bertrand Carabin a su monter de plusieurs crans pour rester dans le sillage des meilleurs. Il avait annoncé la couleur vers le milieu de la saison en terminant troisième du Colin Mayer Classic, devant Richard Barret.
Le travail de la police
Force est de constater que les policiers ont été aux petits soins pour la sécurité des coureurs. Avec les motards du Daimlers Moto Club, les policiers se sont mis en quatre pour s’assurer que la course se passe dans les meilleures conditions. L’idée de conserver la même équipe, dirigée par le constable Perry Madelon et l’inspecteur Mattur, a été la bonne et devrait être pérennisée.
Le fair-play de Willie Smit
Il a su reconnaître sa défaite. Le Sud-Africain Willie Smit, maillot jaune pendant une étape, s’est peut-être fait battre dans l’étape décisive, mais de par ses propos, il a démontré son sens du fair-play. Et il promet de revenir l’année prochaine, avec la TCS.
Le maillot jaune de Jaco Ferreira
Quand il a revêtu le maillot jaune, le leader de la TCS a réalisé un rêve vieux de cinq ans. Jaco Ferreira a en effet porté le maillot jaune dès mardi, avant de le consolider mercredi et jeudi. Il ne l’a perdu que vendredi matin, à l’issue du contre-la-montre. Mais qu’importe, le Sud-Africain a laissé entendre qu’il reviendrait encore l’année prochaine pour tenter encore de remporter le Tour.
L’intransigeance des commissaires
Catherine Victoire l’avait prévenu : les commissaires seraient intransigeants. Ils l’ont démontré en infligeant des amendes pour toute infraction. Ce qui est une preuve qu’ils avaient à coeur le bon déroulement de la course. Même si les voix s’étaient élevées contre eux, ils ont tenu ferme.
À oublier
Le mouvement de grève
Jeudi matin, tous les coureurs avaient refusé de prendre le départ de la course tant que l’amende de Rs 400 qu’ils avaient reçue la veille n’était pas enlevée. Une première dans les annales du Tour de Maurice. Cependant, certains coureurs laissaient entendre qu’il y a la loi et l’esprit de la loi. Pour eux, cette amende de Rs 400 n’avait pas lieu d’être sur le Tour. Les commissaires, de leur côté, n’ont pas démordu : la loi est la loi. Même si l’amende a été transformée en « sévère avertissement. »
L’arrivée de la septième étape
L’année dernière, cette arrivée avait fait parler d’elle. Cette année encore, la ligne droite menant au Plaza n’était pas dégagée. Cette situation est due à quoi ? Une mauvaise coordination entre les policiers ? On ne le saura jamais. Mais toujours est-il que cette arrivée a fait jaser. À juste titre d’ailleurs.