Doter Maurice d’une équipe cycliste semi-professionnelle. C’est le projet fou auquel pense le Français Florent Horeau, qui espère le réaliser d’ici 2014.
Florent Horeau est, rappelons-le, celui qui s’est occupé de la préparation de la sélection mauricienne en France, peu avant les JIOI 2011, aux Seychelles. Après le succès de la sélection nationale en terre seychelloise, il a commencé à voir au-delà des JIOI.
« Le projet mûrit dans ma tête depuis 18 mois », explique-t-il. En fait, il a observé l’évolution du cyclisme africain depuis quelque temps déjà. « Le cyclisme africain connaît un réel essor », poursuit-il.
La preuve, avec le pro de l’équipe australienne Orica-GreenEdge, l’Érythréen Daniel Teklehaimanot, ou encore, l’invitation reçue par la MTN-Qhubeka pour participer à Milan-San Remo et à la Tirreno-Adriatico, les choses bougent vite sur le continent. « Si nous ne faisons pas les efforts nécessaires, Maurice sera lâchée dans la prochaine décennie. Et ce sera un retard qui sera très très dificile à combler », prévient-il.
Cette équipe pourrait donc, dans un premier temps, disputer des courses de l’Africa Tour. Au programme, le Tour du Maroc et le Tour d’Algérie. Mais aussi et surtout, aller disputer des épreuves de niveau élite en France. « Ce qui représenterait déjà une belle opportunité pour les cyclistes. »
Abordant le sujet des ressources humaines nécessaires pour mener à bien ce projet, le Français a déjà des idées en tête. « L’équipe batterait pavillon mauricien. Donc, la majorité des coureurs de l’équipe première, soit cinq, seront issus de l’île Maurice. Ajoutés aux cinq coureurs locaux, on retrouvera trois africains et deux français. »
Après l’équipe première, on retrouvera une équipe de réserve. « Cette équipe réserve, composée de 10 Mauriciens, assurerait la formation et la relève de l’équipe première », souligne encore Florent Horeau.
Mais pour cela, il faut un budget conséquent. « Environ 300 000 euros. » Soit environ Rs 1,2 M pour monter le projet. « Je suis à la recherche de partenaires, privés ou publics, qui souhaitent investir dans un projet à assez long terme. Dans l’idéal, l’équipe verrait le jour en 2014. »
Déjà, quelques grands noms du cyclisme français se sont associés à cette démarche. Florent Horeau aurait ainsi reçu le soutien du cycliste retraité, Jacky Durand, installé à Maurice depuis peu.
Les choses sérieuses pourraient donc commencer dès 2014 pour les coureurs qui seront retenus dans cette équipe, si jamais elle voit le jour. Avant Florent Horeau, ils sont nombreux, ceux qui ont tenté de monter un tel projet. Le VCJCC-Fly540 en était un. Espérons simplement que le projet se concrétise. Le cyclisme mauricien en a grandement besoin…