Aujourd’hui, les coureurs s’élanceront pour la première course avec bosses et faux-plats. L’occasion pour les coureurs de se tester pour certains et de confirmer pour d’autres, d’autant que le parcours présente de tout : bosses, plats, vent de dos, vent de face. Valeur du jour, les clubs se retrouvent avec une situation d’égalité plus ou moins parfaite, avec une victoire partout.
On peut espérer que le meilleur sur ce type de parcours, Yannick Lincoln, pourrait faire un coup double à Rivière-Noire. L’année dernière, il avait enlevé le sprint final devant Thomas Desvaux, réputé pour être un des meilleurs finisseurs du pays.
Qu’en sera-t-il cette année ? On ne le sait pas a priori. Avec trois clubs ayant une victoire chacun, on peut logiquement se demander qui seront ceux qui abattront leurs cartes au bon moment. Et ça, c’est la question la plus difficile à répondre.
Est-ce que les leaders répondront présent ? Grande question, surtout quand on sait qu’en dehors du VCJCC-Bank One aucune autre formation ne possède de chef de file désigné. Mais ils ont des atouts.
Du côté de BRSC-Isostar, on espère voir un coureur sur la plus haute marche du podium. Steward Pharmasse, Thierry David ou peut-être Grégory Piat pourraient terminer au premier plan.
Et le VCJCC-Bank One, l’équipe qui possède le plus grand contingent d’individualités, est grand favori. L’année dernière, Lincoln l’avait emporté devant Thomas Desvaux (BRSC) et Matthieu Le Blanc. Depuis, le jeune Le Blanc s’est un peu fait oublier au sein du peloton. L’occasion pour lui de se réveiller ? Le VCJCC-Bank One possède aussi de solides gaillards, coéquipiers modèles, avec Fabien Halbwachs, ou même Sébastien Tyack.
Mais toujours est-il que c’est le VCP qui se pose dans le rôle du poil à gratter. Le club nordiste, avec une victoire dès la deuxième course de la saison, possède en son sein des éléments capables de faire la différence dans les derniers hectomètres. Reste qu’ils devront s’accrocher pendant les 85 km du parcours s’ils veulent tenter quelque chose. Et une nouvelle qui devrait rendre les Nordistes heureux : Jean-Hugues Labonnne, en retrait depuis plus d’un an, reprend le vélo. Le coureur, qui affectionne justement ce type de parcours, sera-t-il la surprise aujourd’hui ?
Il ne reste que l’UCRH, dont on ne connaît plus la valeur réelle. Jadis le fleuron du cyclisme à Maurice, ce club n’est plus que l’ombre de lui-même. Sauf quelques soubresauts signés Olivier Lecourt, parti en France depuis quelque temps, et Ashley Sumbhoolaul, personne n’a vraiment convaincu depuis le début de la saison.