Quatre ans que ça dure. Quatre ans depuis que le BRSC règne en maître à St-Antoine. Depuis James Colin Mayer en 2008, les coureurs de la formation de l’Ouest ne se sont jamais laissés dominer sur cette course. Profitant de l’initiative de Yannick Lincoln qui créé l’échappée du jour, Steward Pharmasse a démontré qu’il était l’un des meilleurs, sinon le meilleur, finisseur du pays en activité. Retour sur les 12 tours de la course.
Crédité d’un chrono de 1h31’54, Steward Pharmasse mesure un peu le chemin parcouru. « Avant le départ, nous nous sommes dit qu’on a gagné trois fois ici. Je voulais porter le total à quatre. » Sauf que, pour des raisons professionnelles, il s’est couché très tard la veille.
« Je n’ai pas pu me reposer comme il faut pour ce matin », lâche-t-il. Et alors qu’il pensait poser pied à terre, il se retrouve dans l’échappée. « Je m’étais dit que si j’étais fatigué, j’allais arrêter. Mais comme j’étais dans la bonne échappée, je me suis dit qu’il y avait un coup à tenter. »
Mais avant la sortie de Yannick Lincoln, il y a eu des petits putschs, des tentatives d’échappée ici et là, pas vraiment convaincantes. Puis, quand la machine curepipienne se met en branle, avec Lincoln en tête, on retrouve dans son sillage Sébastien Tyack, Steward Pharmasse et Gabriel Mayer. Bilan des cinq premiers tours : les deux équipes représentées devant avaient pas mal d’atouts pour gagner.
Derrière, on s’organisait pour essayer de recoller. Mais à chaque fois que l’avance descendait à 14 secondes, le peloton volait dans le désordre le plus total. Et devant, on essayait de se défaire de ses adversaires aussi.
Le premier à lâcher était Gabriel Mayer. Sébastien Tyack, Yannick Lincoln et Steward Pharmasse prenaient donc les choses en main. Mais Tyack, épuisé par l’effort fourni, lâchera aussi. Débutera alors un mano-à-mano entre Lincoln et Pharmasse. « Il n’a pas attaqué. J’ai donc profité de ça », déclare encore le vainqueur du jour.
Ce bras de fer entre les deux leaders sera bien sûr suivi de tout le petit public qui s’était rendu à St-Antoine. À trois tours de la fin, il était évident que les deux coureurs allaient se départager au sprint. « C’était prévisible », soutient Pharmasse. Et ça fait longtemps qu’il n’a pas perdu à ce petit jeu. « Mais il faut reconnaître que Yannick est au-dessus du peloton. D’ailleurs, je pense qu’on devrait en profiter pour essayer de progresser. »
La suite de saison est faite d’espoirs, surtout pour le club qui fête ses quatre ans d’existence. « Nous allons tout tenter pour gagner quelques courses cette année. Et maintenant, trois clubs se retrouvent avec une victoire. Attendons voir… »
Le BRSC-Isostar a aussi été à l’honneur chez les juniors, avec Olivier Cron qui s’est offert un cadeau d’anniversaire. Que demander de mieux pour ses 18 ans qu’une victoire chez les juniors… Une victoire qu’il aura acquise en 1h33’45, soit cinq secondes devant Jordan Lebon du VCP.
Et que dire de la performance du jeune Alexandre Mayer, minime du BRSC-Isostar ? Seul contre l’armada du VCJCC-Bank One, il fait une course intelligente, avec en prime une belle victoire (34’45) devant Julien Tennant, deuxième à sept secondes.