Le Français, Sylvain Georges (29 ans), vainqueur de l’édition 2009 du Tour de Maurice, a été déclaré positif à un stimulant, l’heptaminol, lors du Tour d’Italie lors de la 7e étape, le 10 mai dernier. Coureur de l’équipe AG2R-La Mondiale, il participait là à son premier grand Tour.
L’heptaminol est un produit dopant faisant partie des substances interdites en compétition par le Code mondial antidopage, dans la catégorie des stimulants. Il figurait dans les premières listes de substances interdites publiées par l’UCI (1967) et le Comité International Olympique (1968). En 2008, le coureur cycliste Dmitriy Fofonov a été testé positif lors du Tour de France. En 2010, le nageur Frédérick Bousquet a été testé positif lors du Meeting de Canet-en-Roussillon. Et en 2013, l’échantillon A (notifié par le laboratoire antidopage de Rome) du coureur cycliste français Sylvain Georges a été testé positif lors de la 7e étape du Tour d’Italie.
Une «erreur idiote» selon le manager de l’AG2R-La Mondiale , Vincent Lavenu. Il n’avait pas été suspendu provisoirement par l’UCI mais son équipe l’avait retiré du Tour d’Italie et Vincent Lavenu avait dit s’attendre à ce que l’échantillon B confirme le contrôle positif. L’UCI a annoncé mardi dernier que les résultats étaient les mêmes et qu’elle allait donc demander des sanctions à son encontre. «Conformément aux règlements, l’UCI demandera à la Fédération française de cyclisme d’ouvrir une procédure disciplinaire contre le coureur», dit l’instance dirigeante dans un communiqué. Le coupable a, pour sa part, expliqué cela comme étant une «négligence», l’utilisation d’un médicament anodin pour faciliter le drainage des jambes.
«J’ai pris du Ginkor Fort (un équivalent du Daflon), un médicament en vente libre. Ce médicament contenait en très faible dose une molécule interdite, ce  dont je n’avais pas conscience», a déclaré le coureur auvergnat dans une lettre ouverte aux médias. «Ma négligence a été de ne pas vérifier dans le détail la composition complète de ce produit et de ne pas en avoir référé au médecin de l’équipe», a reconnu Sylvain Georges. Le Français a précisé être «très affecté» par le résultat de ce contrôle positif à l’heptaminol, une substance «dont je découvre le nom aujourd’hui», a-t-il ajouté.
«Depuis le début de ma carrière, je veille à me soigner de manière la plus naturelle, en homéopathie le plus souvent possible, et à avoir une vie saine avec une alimentation adaptée à mon sport. Le dopage est quelque chose que je rejette en bloc depuis toujours. Alors que je participe pour la première fois à un grand Tour, je n’aurais jamais mis ma santé, la réputation de l’équipe AG2R La Mondiale et la mienne en danger», a assuré Sylvain Georges. «Je souhaite après cette justification que vous n’ayez aucun doute sur ma loyauté envers ce métier, mon équipe et toutes les personnes qui me soutiennent  depuis le départ. Je tiens à présenter mes excuses à l’ensemble de mon équipe et de nos partenaires pour les conséquences négatives qui en découlent. Je n’ai pas triché et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous prouver ma bonne foi.»
Pour rappel, Sylvain Georges avait été tout simplement intraitable lors du Tour de Maurice cycliste en 2009, étant carrément au-dessus du lot. Il s’était aligné au sein de l’Union Cycliste de Rose-Hill (UCRH), remportant trois des six étapes au programme. Il a devancé le quadruple vainqueur du Tour de Maurice, le Mauricien Yannick Lincoln (Team Gilles Quevauvilliers), d’une minute et 43 secondes alors que le Sud-Africain Andrew McLean (Team cycle Lab) était venu compléter le podium au classement général. Il a notamment participé à plusieurs reprises à la CRA International Classic, course organisée par CRA World Events Managament, qu’il a remporté en 2009, 2011 et 2012.