Les jeunes et les administrations régionales étaient au centre du discours du député mauve hier à l’Assemblée nationale. Le Budget 2012, a souligné Deven Nagalingum, ne s’attaque pas au cas des diplômés au chômage. Il est aussi d’avis que le ministre des Finances Xavier-Luc Duval a été mal avisé sur l’introduction d’une taxe sur chaque SMS / MMS.
« Le Budget 2012 ne contient pas suffisamment de mesures pour faire face aux problèmes économiques à venir », a lancé Deven Nagalingum. Selon le député de l’opposition, les trois aspects sur lesquels l’exercice budgétaire aurait dû mettre l’accent sont le développement économique, l’inflation et le chômage. « Quand on est sur le terrain, on constate que le Budget 2012 ne correspond pas aux attentes de la population. Tout ce que les gens veulent c’est
améliorer leur condition de vie et avoir la sécurité d’emploi. Ce budget vient cependant abolir la Capital Gains Tax. Est-ce que cela profite au petit peuple ? »  
Le député mauve s’est interrogé sur le recrutement de 300 infirmiers et 800 policiers. Tout en se demandant si cet exercice va se réaliser, il a souligné que le ministre des Finances aurait dû accorder plus d’importance à l’emploi pour les jeunes diplômés. « Nous nous retrouvons aujourd’hui avec des chômeurs intelligents. Des jeunes avec des diplômes universitaires et sans emploi. » Deven Nagalingum a également demandé si une étude a été réalisée pour connaître les secteurs porteurs d’emplois afin d’y diriger les jeunes.
Deven Nagalingum a exprimé son regret quant à l’introduction de la taxe de 10 sous sur chaque SMS / MMS. Il a précisé que ce sont surtout les jeunes qui utilisent ce moyen de communication car il est le plus accessible pour leur bourse. « Je me demande quelle est la rationalité derrière une telle mesure. Alors que les jeunes attendaient une baisse sur les offres d’Internet, ils se retrouvent avec une taxe sur le SMS et le MMS … »
Le député du MMM a aussi déploré l’abandon de la Local Government Act de 2003 par le gouvernement actuel pour une nouvelle loi,  « dont seulement le Bill pris forme ». Il a critiqué la démarche du ministre des Administrations régionales Hervé Aimée d’interdire aux députés de se porter candidat aux municipales pour laisser la place aux jeunes.   
En 2005, a souligné Deven Nagalingum, un seul député de la majorité, Reza Issack, était candidat aux municipales ; les autres de l’Alliance sociale étant des jeunes. « Toutes les municipalités sont aujourd’hui dans une situation catastrophique », a-t-il déclaré, se demandant si ce n’était pas là le but du ministre.