Le ministre Hervé Aimée a défendu son projet de réforme des Administrations régionales et a attribué les retards dans l’adoption du Local Government Bill au précédent ministre des Finances Pravind Jugnauth. De même, il a énuméré les projets à être réalisés à Agalega, grâce au budget de Rs 137 millions alloué.
Hervé Aimée a profité de son intervention pour répondre aux attaques de l’opposition. Il a longuement évoqué les différentes communications entre son ministère et celui des Finances sous Pravind Jugnauth et les difficultés pour faire avancer à la fois le Local Government Bill et la rénovation de la piste d’atterrissage à Agalega. Le Deputy Speaker Prithvirajsing Roopun a, d’ailleurs, rappelé à l’ordre à plusieurs reprises le ministre, en lui faisant remarquer que ce sujet n’était pas à l’ordre du jour.
Selon Hervé Aimée, le présent budget est le premier à évoquer les implications financières des réformes des administrations régionales. De même, a-t-il avancé, après « neuf mois d’échange de correspondances avec l’ancien ministre des Finances », les travaux de rénovation de la piste d’atterrissage à Agalega n’avaient toujours pas commencé mais grâce au Budget 2012 les choses changeront.
Le ministre des Administrations régionales a salué la démarche de Xavier Duval d’accorder un budget de Rs 137 millions pour des projets de développement à Agalega. Outre la rénovation de la piste d’atterrissage, une nouvelle caserne de pompiers sera construite dans l’île, de même que trois duplex. Dix maisons seront également dotées de panneaux photovoltaïques. Cette mesure, estime-t-il, permettra à la population de mieux s’intégrer dans la République.
Hervé Aimée a soutenu l’initiative de Xavier-Luc Duval d’abolir la municipal tenant tax. Pour lui, une telle mesure était très attendue car elle vient mettre fin à une injustice, cette taxe étant appliquée uniquement en région urbaine. Cette démarche viendra booster le « tenancy market », estime Hervé Aimée.
Le ministre a aussi rejeté les critiques de l’opposition concernant les Mauriciens vivant dans des conditions difficiles. « Je reconnais qu’il y a des personnes dans le besoin, mais on doit aussi reconnaître qu’il y a du progrès dans le pays, surtout lorsqu’on regarde le nombre de voitures neuves sur nos routes. » Cette déclaration n’a pas manqué de provoquer le mécontentement dans les rangs de l’opposition. Surtout lorsque le ministre a fait allusion à la Mercedes d’un député de l’opposition, lequel n’a pas manqué de faire ressortir qu’il n’en possédait pas.